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La Haute autorité de santé dénonce des "pressions excessives" des industriels au moment où elle évalue des produits de santé

L’organisme affirme être la cible depuis plusieurs mois de pressions de la part d’industriels, lors des procédures d’évaluation de leurs produits.


Publié le 14/04/2026 12:46

Temps de lecture : 2min

Le logo de la Haute Autorité de santé (HAS), sur le bâtiment de l’organisme, le 22 février 2016 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). (VINCENT ISORE / MAXPPP)

La Haute autorité de santé dénonce des « pressions excessives » des industriels au moment où elle évalue des produits de santé. « Ça s’accélère, il faut qu’on tire la sonnette d’alarme, il faut arrêter », lance mardi 14 avril sur franceinfo Lionel Collet, qui dénonce dans une tribune publiée dans Les Échos des tentatives d’influence de la part de laboratoires sur les évaluations de la HAS, notamment pour favoriser les remboursements.

« Ce ne sont pas tous les laboratoires, mais certains qui, dès lors qu’un médicament est en évaluation ou en réévaluation, ne vont pas hésiter à faire agir des sociétés savantes, des associations de patients […] et même à faire pression auprès de l’exécutif », explique-t-il.

Selon lui, « c’est un phénomène qui s’est accru depuis une année ». Il évoque notamment un cas où, après un avis défavorable de la HAS, « il y a eu une intervention directe auprès du président de la République », avec « copie au Premier ministre et à trois ministres de l’époque ». Lionel Collet précise toutefois : « Cela fait trois ans que je préside la Haute Autorité de santé. Je n’ai jamais eu la moindre pression politique ».

Ce phénomène, apparu en 2025 selon lui, s’explique par « une approche des industriels plus financière qu’elle ne l’a été à une époque » et « une pression mise probablement sur ces industriels » par les « actionnaires », notamment pour augmenter les résultats financiers.

« Qu’il y ait un dérapage d’un industriel, on peut le concevoir, mais qu’il y en ait plusieurs et que ça s’accélère comme ces derniers mois, on dit non. Il faut qu’on tire la sonnette d’alarme », ajoute-t-il, précisant « qu’il y a aussi de bonnes conduites de la plupart des industriels ». « Toutes celles et ceux qui sont ici à la Haute autorité de santé, plus les experts que nous recrutons dans les commissions, doivent pouvoir travailler en toute sérénité et en toute indépendance », conclut-il.


Source:

www.franceinfo.fr

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