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Décharges sauvages : le ras-le-bol des habitants de Villeneuve-d'Ascq face aux dépôts illégaux de déchets


Publié le 14/04/2026 16:22

Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

À Villeneuve-d’Ascq, dans le Nord, des élus lancent un appel à l’aide face à l’implantation d’une gigantesque décharge sauvage. Des tonnes de déchets s’accumulent sur près de quatre hectares, à côté d’un hôpital et d’un quartier résidentiel.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Plusieurs milliers de tonnes de détritus à perte de vue. Sur un terrain laissé à l’abandon à Villeneuve-d’Ascq (Nord), des ordures sont déposées illégalement depuis deux ans. Une décharge sauvage en pleine ville, à moins de 200 mètres du jardin de Daniel Garin, qui subit cette pollution. Les déchets s’envolent jusqu’à son domicile et les rats saccagent son potager. « Ma femme veut déménager. Mais avec la déchetterie sauvage, la valeur de la maison diminue. Ma femme ne vient même plus dans le jardin », témoigne le riverain.

Tout un voisinage est désespéré face à une situation qui perdure. Depuis deux ans, la décharge s’est installée sur le site d’un ancien campus de l’université de Lille. L’État est désormais propriétaire du terrain, mais sa mise en sécurité reste difficile à cause de la présence de squatteurs. Si des blocs de béton viennent d’être installés, cela est encore insuffisant selon la mairie. « On peut encore passer à pied », remarque Sébastien Costeur, adjoint au maire de Villeneuve-d’Ascq en charge de l’aménagement de l’urbanisme et de la voirie. Les intrusions restent possibles et, à l’intérieur de la décharge, les ordures ménagères côtoient des produits dangereux. « Vous avez de l’amiante. Il y a tout et n’importe quoi, comme des déchets chimiques », détaille l’élu.

Selon l’adjoint au maire, cela constitue le signe que des entreprises viennent régulièrement déposer leurs matériaux à la décharge sauvage, plutôt que dans des déchetteries légales. « On le voit par rapport aux quantités en termes de pneus ou de plaques d’amiante qu’ils viennent déposer ici pour que ça ne leur coûte pas d’argent, alors que tout retraitement a un coût », explique Sébastien Costeur.

Des investigations sont en cours pour retrouver les responsables des dépôts sauvages. L’État veut, lui, désormais vendre le terrain au plus vite après avoir organisé une dépollution du site. Celle-ci s’annonce d’ores et déjà colossale.


Source:

www.franceinfo.fr

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