Les avocats s’opposent à l’instauration d’une nouvelle procédure de « plaider-coupable », censée raccourcir les délais de jugement, et présente dans une réforme portée par Gérald Darmanin. Le texte arrive lundi soir au Sénat.
Publié le 13/04/2026 08:18
Mis à jour le 13/04/2026 08:21
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« Cette justice négociée, c’est une justice apaisée », assure Rémy Heitz, procureur général près la Cour de cassation, sur franceinfo lundi 13 avril, au sujet de la réforme de la justice criminelle portée par Gérald Darmanin, qui arrive lundi soir dans l’hémicycle du Sénat et qui doit instaurer une nouvelle procédure de « plaider-coupable », censée raccourcir les délais de jugement. « Elle permet une meilleure acceptation, une meilleure adhésion de la peine », et « est gage d’une meilleure réinsertion », promet-il.
« Cette loi, ce sont les magistrats qui l’ont demandée », poursuit-il, face à une « situation extrêmement délicate, dans laquelle on n’arrive plus à juger dans des délais raisonnables », juge-t-il. Au total, 6 000 dossiers criminels sont en attente de jugement dans les juridictions françaises, « alors que nous en avions 2 000 il y a quelques années ».
Les avocats, vent debout contre cette réforme, organisent une journée « justice morte » lundi. Rémy Heitz ne « comprend pas » leurs arguments : « C’est un outil supplémentaire qui sera à la main des parties et des avocats », qui « auront toute leur place dans cette procédure » et qui pourront s’opposer au plaider-coupable, explique-t-il.
Source:
www.franceinfo.fr




