« Des profiteurs de crise et de la guerre » ; « des gens allongés sur un matelas d’argent pris dans les poches des Réunionnaises et des Réunionnais ». Présidente du conseil régional de La Réunion, Huguette Bello (Pour La Réunion, PLR, alliée de La France insoumise, LFI) a lancé, lundi 13 avril, une violente charge contre les quatre sociétés d’importation et de distribution de carburants installées dans l’île, accusées de « se cacher » lors de négociations locales destinées à réduire la facture énergétique.
Pour faire bloc, l’élue était entourée du premier vice-président de la collectivité, Patrick Lebreton (divers gauche) et des députés et conseillers régionaux Frédéric Maillot (PLR) et Jean-Hugues Ratenon (LFI). Dans le département, les prix des carburants, fixés par la préfecture en tenant compte des cours mondiaux, ont augmenté le 1er avril de 42 centimes pour le litre de sans-plomb (à 1,96 euro) et de 52 centimes pour le gazole (à 1,77 euro).
Ce réquisitoire ciblé intervient à la suite des menaces d’un blocus routier de la part de l’Union interprofessionnelle de défense des entreprises réunionnaises (UIDER), regroupant 21 organisations syndicales. Ces transporteurs de voyageurs et de marchandises, chauffeurs de taxi, ambulanciers, sociétés d’auto-école ont mis en place, lundi, deux barrages filtrants aux entrées de Saint-Denis.
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