Hasard du calendrier ? C’est au lendemain de la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) par l’Assemblée nationale qu’Airparif publie, mercredi 15 avril, son bilan annuel de la qualité de l’air en Ile-de-France. Et il n’est pas bon. Après des années de baisse, les niveaux de pollution sont repartis à la hausse en 2025, alerte l’organisme indépendant, tout en déplorant que certaines politiques de santé et d’environnement ayant « démontré leur efficacité » soient « pourtant remises en question ».
En 2025, les concentrations de dioxyde d’azote (NO2), gaz toxique émis principalement par le trafic routier, et en particulier les véhicules diesel, enregistrent une « légère » hausse (10 %) comparativement à 2024. Les niveaux de pollution constatés dépassent ponctuellement les seuils réglementaires en vigueur – 40 microgrammes par mètre cube (µg/m3) en concentration moyenne annuelle pour le NO2.
Ainsi, l’an dernier, 1 500 Franciliens restaient exposés à des concentrations supérieures à cette valeur limite, particulièrement dangereuse pour la santé, soit presque le double par rapport à 2024 (800 personnes). Selon Airparif, ce chiffre en augmentation témoigne de situations locales encore « critiques », notamment à proximité des grands axes routiers, comme le périphérique ou les autoroutes qui traversent la région parisienne.
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Source:
www.lemonde.fr




