Dans sa série « Les Ombres claires », Vincent Gouriou documente en Dordogne le quotidien des personnes âgées, en même temps que le travail discret mais essentiel des auxiliaires de vie en zone rurale. « Ce métier, je le connaissais de loin. C’était le premier métier de ma mère », raconte-t-il.
« En suivant ces femmes et ces hommes, j’ai découvert la beauté et la difficulté de ce qu’ils accomplissent chaque jour. Sur les routes de campagne, j’ai vu la fatigue, le froid qui engourdit autant que la chaleur écrasante des après-midi d’été. J’ai vu la douceur dans leurs gestes, l’humour qui sauve, la tendresse qui réchauffe.
J’ai été invité dans des lieux très intimes : les chambres où l’on veille, les cuisines où l’on prépare le repas, les salons remplis de photos, d’objets, de souvenirs. J’ai assisté aux toilettes, aux soins, aux prises de médicaments, aux promenades, aux moments de silence, aux rires, aux discussions et, parfois, aux pleurs. Grâce à ces visites quotidiennes, beaucoup peuvent continuer à vivre chez eux, là où tout a un sens. »
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Source:
www.lemonde.fr




