A la Une de la presse, ce mercredi 15 avril, la conférence sur le Soudan qui se tient aujourd’hui à Berlin à l’occasion du 3ème anniversaire du début du conflit. Le « divorce » entre Giorgia Meloni et Donald Trump, alors qu’émerge un improbable axe Meloni/Sanchez. Le Premier ministre espagnol, qui brille par sa singularité au sein de l’UE. Et la campagne pour un «été du sexe» au Royaume-Uni.
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A la Une de la presse, la conférence sur le Soudan qui se tient aujourd’hui à Berlin à l’occasion du 3ème anniversaire du début du conflit.
EU Observer annonce que ce sommet «devrait se concentrer sur l’avenir politique du Soudan», «malgré l’absence des deux principaux belligérants», les Forces armées soudanaises du général Al-Burhane, qui contrôlent notamment la capitale, Khartoum, et les Forces de soutien rapide du général Hemetti, qui contrôlent le Darfour et la majeure partie de l’ouest du Soudan. D’après le site européen, «aucune perspective d’une fin de guerre rapide n’est en vue» malgré les récents gains territoriaux des Forces armées soudanaises obtenus grâce à la baisse des livraisons de missiles des Émirats arabes unis aux Forces de soutien rapide, en raison du blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran. Les Emirats arabes unis mais aussi l’Arabie saoudite, l’Egypte et l’Ethiopie, que The Guardian accuse d’alimenter la crise humanitaire, aggravée, aussi, par la guerre en cours au Moyen-Orient. Le quotidien britannique évoque «les dizaines, voire les centaines de milliers de personnes tuées» en trois ans, les 4 millions de Soudanais ayant fui vers d’autres pays fragiles et les millions d’autres déplacés à l’intérieur du pays, où plus de la moitié de la population souffre d’insécurité alimentaire aiguë. The Guardian dénonce aussi «la responsabilité de l’Europe», qui a «financé la répression migratoire au Soudan, renforcé les Forces de soutien rapide et produit des armes désormais utilisées sur le champ de bataille».
Eclipsée par l’Ukraine, puis Gaza, et maintenant l’Iran, la guerre au Soudan s’est pourtant intensifiée l’année passée. Le site d’info français Mediapart a rencontré plusieurs femmes victimes du conflit dans le camp de transit de Tiné, une ville frontalière du Soudan, à l’extrême est du Tchad. Elles racontent l’enfer qu’elles ont traversé. Parmi elles, Zeinab, une mère de famille de 32 ans, originaire de la province du Nord-Darfour, là que tout a basculé pour elle, lorsque les Forces de soutien rapide se sont emparées du camp de déplacés de Zamzam, il y a tout juste un an. Tombée nez à nez avec un groupe de miliciens, elle est alors entraînée dans une maison abandonnée, puis violée par ces hommes à tour de rôle, puis encore quotidiennement durant les trois mois qu’elle passe dans un centre de détention officieux des FSR, avant d’être libérée. Selon la responsable d’une ONG locale, les viols de milliers de Soudanaises sont «un véritable fléau et l’un des aspects les plus graves de cette guerre».
Direction à présent l’Italie, où rien ne va plus entre Giorgia Meloni et Donald Trump. «Trump/Meloni: il divorzio», «le divorce», annonce La Stampa, après la passe d’armes entre le président américain et la présidente du conseil italien sur le pape et l’Iran. Une séparation qui met visiblement tout le monde d’accord, de la gauche, où le quotidien communiste Il Manifesto titre: «C’était une Maga», à la droite, où Il Giornale salue le fait que Giorgia Meloni préfère dorénavant l’«Italia first», «l’Italie d’abord». Donald Trump serait-il en passe de réussir l’exploit de rabibocher toute l’Italie? La Repubblica évoque une «unité nationale inédite» «en faveur d’une sorte de ligne Maginot une ligne de défense, NDLR), contre l’homme imprévisible qui occupe la Maison-Blanche». Un double exploit même, peut-être: la revue française Le Grand Continent voit émerger à présent «un improbable axe Meloni-Sanchez», le 1er ministre espagnol, à la fois sur l’Iran et sur Israël, avec lequel l’Italie vient de suspendre son accord de défense.
Pedro Sanchez, le dirigeant européen le plus critique vis-à-vis de Donald Trump, achève aujourd’hui sa quatrième visite en Chine, en à peine plus de trois ans. Global Times fait état de la proposition du président chinois au Premier ministre espagnol: renforcer la coopération entre Pékin et Madrid pour s’opposer à «la loi de la jungle», comprenez l’ordre mondial imposé par Washington. Pedro Sanchez, qui cultive sa singularité au sein de l’UE à plusieurs niveaux, notamment en matière d’immigration, avec la régularisation de 500 000 personnes actuellement sans-papiers – une décision à contre-courant des autres pays de l’UE et désapprouvée par la Commission européenne. Lu dans El Pais. Singularité, aussi, en matière de politique énergétique. Dans une tribune publiée par Le Monde, l’économiste Jérome Batout conseille à la France de «s’inspirer», dans ce domaine, de Pedro Sanchez, «qui a fait de la diversification énergétique de son pays un atout de son indépendance».
On termine cette revue de presse au Royaume-Uni, où une députée milite pour un «été du sexe». The Times précise que cette élue travailliste, Samantha Niblett, souhaite que cette campagne, qu’elle a appelée «Yes sex please, we’re British», «Oui au sexe, nous sommes Britanniques», en référence au film culte des années 70, «No sex please, we’re British», permette de promouvoir l’éducation sexuelle en améliorant, par exemple, la compréhension du consentement et la prévention des violences sexuelles. Une campagne qu’elle propose d’illustrer par une exposition de sextoys à la Chambre des communes. «Yes yes yes»: le projet est accueilli avec beaucoup, beaucoup d’enthousiasme par The Daily Star, qui rapporte que Samantha Niblette vante notamment les vertus de la masturbation, «bonne pour la santé» – études à l’appui affirmant que les plaisirs solitaires aident entre autres à réduire le stress, les douleurs menstruelles et même le risque de cancer de la prostate. Il n’y a pas de mal à se faire du bien, bien au contraire.
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