C’est un texte de loi qui ne règle pas tout, loin de là. Mais son existence même est une divine surprise pour tous ceux qui s’inquiètent du financement des infrastructures de transport, dans un contexte de tension budgétaire. Le Sénat examine en première lecture à partir de mercredi 15 avril le projet de loi-cadre sur le financement des transports, porté par le ministre Philippe Tabarot. Ce texte priorise la régénération des ouvrages existants qui souffrent d’un manque chronique d’investissement, une « dette grise » qu’il convient de résorber au plus vite sous peine de voir les performances de ces réseaux se réduire drastiquement.
Surtout, il prévoit de « flécher » les recettes supplémentaires des futures concessions autoroutières, qui doivent être renouvelées entre 2031 et 2036, au profit de l’Agence de financement des infrastructures de transport. Elles devraient s’élever à environ 2,5 milliards d’euros par an et seraient notamment mises à profit pour les réseaux routiers et ferroviaires.
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Source:
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