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Travail le 1er-Mai : les boulangers expriment leur colère après le report du projet de loi


Publié le 14/04/2026 15:06

Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

Le gouvernement a renoncé à légiférer sur le travail le 1er-Mai, suscitant la colère d’une partie des commerçants. Les boulangers, qui n’ont pas le droit de faire travailler leurs salariés ce jour-là, dénoncent une règle absurde.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Malgré les dernières annonces, Julien Corlay, boulanger à Bruz (Ille-et-Vilaine), ouvrira son commerce le 1er-Mai, même s’il aurait préféré le faire en toute légalité. « On a envie d’ouvrir parce qu’on a notre clientèle qui nous attend. Ce sont des journées qui sont très bonnes pour un commerce parce que les clients font des repas », explique-t-il. Le Code du travail lui autorise à ouvrir sa boulangerie le 1er-Mai, mais lui seul peut travailler. Un compromis qui ne satisfait pas l’artisan. « Il faut montrer qu’on peut faire une petite révolte, il faut quand même ouvrir sinon on ne sera jamais entendu », estime-t-il.

Pour fonctionner normalement le 1er-Mai, le boulanger a besoin de trois salariés. Il a déjà trouvé ses volontaires. « Sur le salaire, on est payé double. Donc forcément, on finit le mois avec un salaire plus élevé. Ce n’est quand même pas négligeable quand on voit qu’aujourd’hui le pouvoir d’achat est assez faible », souligne Thomas Frinquard, pâtissier. La journée payée double séduit également Alicia Urek, vendeuse. Elle attend que la loi change pour l’autoriser à travailler le 1er-Mai. « La loi devrait évoluer pour faire vivre l’artisanat. Les boulangeries sont les plus à même d’être ouvertes tous les jours, je ne comprends pas pourquoi le 1er-Mai serait différent », appuie-t-elle.

Les clients, eux, sont partagés sur une ouverture de la boulangerie le jour de la fête du travail. « S’il n’y a pas d’obligation pour les employés d’aller travailler, pourquoi pas », approuve une femme. « C’est un privilège, en fait, de ne pas travailler. On nous donne l’opportunité ce jour-là de ne pas travailler », désapprouve une autre cliente. En cas de contrôle, les boulangers risquent une amende de 750 euros pour chaque salarié travaillant le 1er-Mai.


Source:

www.franceinfo.fr

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