Le ministre du travail Jean-Pierre Farandou l’a annoncé après une rencontre avec les syndicats.
Publié le 13/04/2026 19:58
Mis à jour le 13/04/2026 20:33
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Le gouvernement en opération déminage. Après avoir rencontré les syndicats, lundi 13 avril, le ministre du Travail a annoncé que « le Premier ministre a décidé de ne pas demander la convocation de la commission mixte paritaire (CMP) », qui doit statuer sur la loi sur le travail du 1er-Mai.
« Le gouvernement est conscient de la sensibilité particulière de ce sujet », a déclaré lundi soir Jean-Pierre Farandou à l’issue d’une réunion avec les organisations syndicales représentatives. « C’est la journée des travailleurs et des travailleuses, c’est le seul jour férié, chômé et payé. Ce principe général doit continuer à prévaloir même si certaines dérogations sont possibles », a-t-il estimé, renvoyant la question du travail ce jour-là au 1er-Mai 2027.
La proposition de loi déposée par les sénateurs LR et votée par la chambre haute élargissait la possibilité de travailler le 1er-Mai dans les boulangeries, pâtisseries, primeurs, boucheries, fleuristes, cinémas et théâtres. Elle n’avait pu être votée à l’Assemblée nationale, vendredi, une motion de rejet déposée par Renaissance ayant été majoritaire. Les syndicats avaient envoyé un courrier à Sébastien Lecornu lui demandant de ne pas convoquer cette CMP.
Gabriel Attal, patron du groupe Renaissance à l’Assemblée, déplore dans un message publié sur le réseau X « cette décision qui pénalise l’ensemble des artisans boulangers et fleuristes ». Afin de « sortir par le haut de cette situation », il appelle « le gouvernement à donner instruction aux administrations et aux inspections concernées de ne pas sanctionner les artisans qui feront le choix d’ouvrir le 1er mai prochain ».
« Victoire ! », écrit de son côté Mathilde Panot, la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale sur le réseau X.
Source:
www.franceinfo.fr




