Deux mineurs ont été interpellés dans le Rhône, après la mort de l’adolescent, victime d’un tir au niveau de la tête. « Aucune hypothèse n’est pour l’heure privilégiée », a-t-elle conclu dans son communiqué.
Publié le 14/04/2026 08:03
Mis à jour le 14/04/2026 13:42
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Dans le Rhône, à Villefranche-sur-Saône, un adolescent de 13 ans a été tué par balle dans une épicerie d’un centre commercial, lundi 13 avril. Deux autres mineurs de 15 ans et 12 ans ont été placés en garde à vue pour le plus âgé, et en « retenue » judiciaire pour le plus jeune. Les deux mineurs ont été interpellés alors qu’ils se trouvaient « sur les lieux », où « l’arme n’a pas été retrouvée », selon la procureure. Une enquête est ouverte pour assassinat, mais la piste de l’accident est prise au sérieux. « Aucune hypothèse n’est pour l’heure privilégiée », a ainsi précisé la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS, ex-PJ) de la direction interdépartementale de la police de Lyon. Dans le quartier populaire de Belleroche, les habitants sont sous le choc.
Il pleut lundi midi quand Wissam et deux de ses amis s’abritent dans un ancien kebab du quartier de Belleroche, transformé en épicerie. Un coup de feu retentit. L’adolescent s’effondre, mortellement touché. Pour ce jeune qui le connaissait, il s’agit d’un accident : « Ils devaient jouer avec l’arme et son pote lui a tiré dessus, c’est tout. Je l’aimais bien ce jeune, il était gentil. Son pote n’a pas dû faire exprès de lui tirer dessus… »
Le jeune assure que Wissam n’était pas impliqué dans des histoires de trafic de drogues. « Il était à l’école, il n’avait rien à voir avec tout ça. Ce n’était pas un règlement de compte. Il n’a juste pas fait exprès, son pote. C’est un accident ! »
À Belleroche, près du gymnase, beaucoup sont venus saluer et soutenir les parents de Wissam, un enfant qu’on dit sans histoire. « C’est triste. C’était un petit gamin, comme tous les gamins de douze ou treize ans. Il jouait au foot avec ses amis. Pour l’instant, on est sous le choc et on attend de voir vraiment ce qui s’est passé », indique un habitant. Lui se souvient d’un adolescent « calme, mignon, gentil, respectueux, un gamin comme tout le monde ».
« T’as aucun problème dans la vie à douze ou treize ans. C’est malheureux, on n’a pas les mots. »
Un habitant du quartier Belleroche, à Villefranche-sur-Saôneà franceinfo
Il a aussi une pensée pour la famille de Wissam, « super adorable ». « Ce sont des bosseurs, des gens qui sont respectés et respectueux. Il faisait partie des gamins qui étaient vraiment aimés dans ce quartier-là, surtout la famille. On est encore sous le choc », souffle-t-il.
Habitant du quartier depuis 48 ans, Sabah Rahmani ne décolère pas. « Les gosses passent leurs vacances ici, sur le bitume parce qu’ils n’ont absolument rien pour compenser. Ils ne partent plus en vacances, à l’inverse de nous, il y a 30 ans en arrière, les moindres petites vacances, on partait en colonie pour une misère », dénonce-t-il.
Il poursuit : » Ce jeune avait une gaieté, une joie incommensurable. Tout le monde l’aimait. Beau gosse en plus ! J’ai du mal à imaginer qu’une telle chose ait pu arriver à cette famille et son père, que je connais très, très bien puisqu’on a grandi ensemble. C’est vraiment une grosse perte ici ». Les habitants comptent rendre dans les prochains jours un hommage collectif à Wissam, l’enfant du quartier.
Après la mort par balle de Wissam, 13 ans, les habitants de Villefranche-sur-Saône sont « sous le choc » : le reportage de Christophe Vincent
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Source:
www.franceinfo.fr




