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Le Printemps de Bourges ne fait pas ses 50 ans

C’est un petit moment magique comme seul le Printemps de Bourges, qui a lieu jusqu’au dimanche 19 avril, sait les créer. Vendredi 15 avril, alors que le soleil commence à décliner, le Tourangeau Biga*Ranx reprend Petite Marie (1977), de Francis Cabrel, sous le chapiteau du W. Neuf millle personnes, entre 20 et 30 ans, entonnent alors le refrain de l’auteur français : « Je viens du ciel et les étoiles entre elles ne parlent que de toi/ D’un musicien qui fait jouer ses mains sur un morceau de bois/De l’amour plus bleu que le ciel autour. » Télescopage des générations, des tempos et des références. La « Marie » de Biga*Ranx fait référence à la marijuana, celle de Cabrel à sa compagne, Mariette, rencontrée dans une fête de village.

Casquette sur la tête, lunettes noires, long tee-shirt blanc sur un pantalon imprimé léopard, Gabriel Piotrowski, le nom à l’état civil de Biga*Ranx, reprend le classique de la chanson française avec ce « cloud reggae » qu’il a mis au point dans son album 1988, année de sa naissance. Deux pyramides d’enceintes derrière lui : les basses pulsent et le public vibre. Celui qui a commencé sa carrière en chantant en patois jamaïcain la poursuit en français, semé de pépites poétiques : « Encore un avion dans le ciel qui se prend pour une étoile », lâche-t-il dans son titre Montagne. Presque du Cabrel. Le Printemps de Bourges ne fait vraiment pas ses 50 ans.

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Source:

www.lemonde.fr

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