Le patron du Rassemblement national s’est exprimé, samedi, lors d’un meeting de l’extrême-droite européenne, à Milan (Italie). Jordan Bardella juge que la victoire du RN à la présidentielle française est « proche » et dit mener « une bataille existentielle pour bâtir le renouveau de la France. »
Publié le 18/04/2026 19:04
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L’extrême-droite européenne était réunie samedi 18 avril, dans l’après-midi, à Milan, à l’invitation du vice-Premier ministre italien Matteo Salvini. Les « Patriotes pour l’Europe », l’un des groupes souverainistes du Parlement européen, ont rassemblé plusieurs milliers de personnes devant le Dôme de Milan, « symbole de la chrétienté », moins d’une semaine après la défaite de l’un de leurs principaux partenaires, Viktor Orban. Le Premier ministre hongrois, déchu après avoir passé 16 ans au pouvoir en Hongrie, a préféré s’abstenir.
Ce type de rendez-vous permet de constater que les partenaires européens du Rassemblement national sont, en général, bien plus radicaux que Marine Le Pen et Jordan Bardella, à l’image du leader d’extrême-droite néérlandais Geert Wilders, leader du PVV (parti pour la liberté), aux positions clairement islamophobes. « Si nous ne nous défendons pas, le djihad va gagner et détruira le monde que nos parents et nous-mêmes avons construit », lance-t-il, à la tribune.
Davantage sur la retenue, sur scène, Jordan Bardella dit tout le bien qu’il pense de l’Italie dont il est originaire, de la Lombardie, région industrielle de Milan. Le président du RN vante le bilan de Matteo Salvini, lorsque son parti était au pouvoir dans les années 2010. « Matteo a pris des décisions très importantes alors que d’autres se contentaient de discours, en protégeant les frontières de l’Italie, estime Jordan Bardella, en italien, la langue de son grand père paternel. Il a empêché courageusement le débarquement des migrants illégaux. J’aimerais lui dire que son combat n’est pas seulement le sien, c’est celui de tous les pays d’Europe qui refusent l’immigration massive, c’est le nôtre. »
Face aux drapeaux italiens qui flottent sur la place du Duomo, Jordan Bardella se projette et évoque l’élection présidentielle en France. Le patron du RN voit déjà Marine Le Pen à l’Elysée. Elle ou lui, s’il est candidat à sa place l’an prochain. « Je suis venu pour rassurer : notre victoire à la prochaine élection présidentielle est proche et nous sommes en train de nous préparer à dire adieu à Macron, poursuit Jordan Bardella. Avec Marine Le Pen, nous menons une bataille existentielle pour bâtir le renouveau de la France, une grande puissance, et permettre à notre peuple de retrouver la fierté d’être Français. » Il ajoute qu’une « victoire du Rassemblement national en France ne sera pas seulement une victoire française » mais « pour toutes les nations d’Europe ». Quelques heures avant son discours, devant la presse française, Jordan Bardella va plus loin et semble confiant, plus que jamais : « Tout le monde en Europe attend le basculement de la France. »
« Je pense qu’on est les seuls à pouvoir avoir une majorité absolue l’an prochain. Donc, dans la tête des Français, on représentera à la fois l’alternance et la stabilité. »
Jordan Bardella, présidente du RNà franceinfo
Dans le public, les militants n’ont qu’un mot à la bouche : « remigration », le retour des immigrés non européens dans leur pays. « Nous voulons surtout que les clandestins acceptent nos règles, nos règles de vie, lance Gabriella, une participante à ce meeting. Qu’ils n’essayent pas d’appliquer la Charia ou de légaliser les mariages avec des enfants. » Cette Italienne venue de Vérone joint ses deux mains vers le ciel : « Il est vraiment bien ce Bardella, vivement qu’il vous sauve en France ! ».
Source:
www.franceinfo.fr





