Des dirigeants d’extrême droite de toute l’Europe se rassemblaient à Milan, samedi 18 avril, pour un grand meeting sur l’immigration, la sécurité et contre les règles communautaires de l’Union européenne (UE), le premier après la défaite majeure de Viktor Orban en Hongrie.
Les Patriotes pour l’Europe, un groupe politique du Parlement européen, a donné rendez-vous à ses partisans à 15 heures devant le Dôme de Milan, « symbole de la chrétienté », pour cette manifestation baptisée « Sans peur : en Europe, patrons chez nous ».
« Nous allons évoquer toutes les questions qui traversent les sociétés européennes, notamment la question de l’immigration, des normes toujours plus importantes qui sont imposées par la Commission européenne et par l’Union européenne sur l’industrie européenne et sur les économies de la zone euro », a commenté le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, lors d’un point presse avant la manifestation. « Le gouvernement italien est un gouvernement ami » et « avec lequel j’espère nous aurons l’occasion de travailler demain », a ajouté le patron du parti d’extrême droite français.

Egalement invités par Matteo Salvini, secrétaire de la Ligue (Lega) et vice-président du gouvernement de coalition ultraconservateur de Giorgia Meloni, le Néerlandais Geert Wilders et la Grecque Afroditi Latinopoulou devaient aussi être présents à la manifestation. Aucun participant n’a en revanche été annoncé pour représenter la Hongrie, où un des représentants clé des Patriotes pour l’Europe, Viktor Orban, a été battu début avril.
Plusieurs contre-événements organisés
La cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen, venue soutenir en personne Viktor Orban à Budapest avant les élections législatives, y avait souligné que l’année 2027 s’annonçait « absolument fondamentale » avec des « élections majeures » en France, en Italie, en Espagne et en Pologne, qui pourraient donner au camp nationaliste « les moyens de changer radicalement l’avancée de l’Union européenne de l’intérieur ».
Un rassemblement du camp progressiste, réunissant notamment le premier ministre espagnol Pedro Sanchez et les chefs d’Etats brésilien Lula et mexicain Claudia Sheinbaum, est prévu en parallèle samedi à Barcelone. En outre, plusieurs contre-événements sont organisés samedi à Milan, ville de centre-gauche.

« Paix, travail et sécurité » seront les maîtres mots de la manifestation milanaise, a expliqué Matteo Salvini lors d’une conférence de presse mercredi à Milan. Matteo Salvini a répété l’opposition de la Ligue à toute intervention en Iran, au Liban et en Ukraine. Des mesures anti-immigrés comme la fin de l’aide juridictionnelle ou des limites sévères au rassemblement familial seront aussi défendues.
La Ligue demande également, comme le gouvernement italien, que la Commission européenne autorise les pays de l’UE à déroger aux règles sur les déficits pour aider leurs citoyens et entreprises à traverser la crise de l’énergie ouverte par la guerre au Moyen-Orient. Si la Commission ne bouge pas sur ce sujet, « on s’organisera tout seuls », a ajouté Matteo Salvini, qui propose un blocage des prix des carburants en Italie.
Source:
www.lemonde.fr





