La semaine dernière, un garçon de 9 ans a été découvert dans une camionnette du Haut-Rhin, où il vivait depuis un an dans des conditions insalubres. Son père est poursuivi pour séquestration et privation de soins et d’aliments.
Publié le 16/04/2026 07:40
Mis à jour le 16/04/2026 07:53
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L’association « l’Enfant Bleu » se constitue partie civile dans l’affaire de l’enfant séquestré dans une camionnette à Hagenbach (Haut-Rhin) « pour identifier les failles », a annoncé jeudi 16 avril sur franceinfo Isabelle Debré, sa présidente.
Elle a fait part de son « incompréhension totale » après la découverte d’un enfant de 9 ans séquestré dans une camionnette pendant près de 18 mois. « On se constitue partie civile lorsque l’on veut vraiment identifier les failles. Là il y a des failles. Alors où se trouvent‑elles ? C’est justement en se constituant, en partie civile, que nous aurons accès au dossier et que nous pourrons voir ce qu’il se passe, ce qui s’est exactement passé. »
Ce drame, selon elle, met en lumière les lacunes des dispositifs administratifs et scolaires, qui n’ont pas alerté sur l’absence de l’enfant. Une enquête administrative a été ouverte par l’Éducation nationale. « Il faut que l’établissement scolaire, qu’il a quitté, suive cet enfant et transmette les informations », a estimé Isabelle Debré.
« Nous ne comprenons pas comment un enfant a pu rester enfermé dans une camionnette pendant 18 mois, sans que personne ne se rende compte de rien », a-t-elle ajouté, s’interrogeant notamment sur le rôle des voisins dans cette affaire. Elle a rappelé l’article 434-2 du Code pénal qui « crée une obligation d’alerter pour sauver ». Selon elle, « il vaut mieux se tromper que de passer à côté d’un calvaire pour un enfant ».
Source:
www.franceinfo.fr




