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Défaite de Viktor Orban en Hongrie : le Rassemblement national perd son principal allié européen

Après 16 ans au pouvoir, le nationaliste Viktor Orban a été battu par le conservateur proeuropéen Peter Magyar, à l’issue des élections législatives ce dimanche. Une mauvaise nouvelle pour Marine Le Pen et Jordan Bardella à un an de l’élection présidentielle en France.


Publié le 13/04/2026 14:40

Temps de lecture : 3min

Soutien du Rassemblement national, la défaite de Viktor Orban aux élections législatives hongroises, est un coup dur pour le parti d’extrême droite. (ATTILA KISBENEDEK / AFP)

Viktor Orban incarnait depuis 16 ans au sein de l’Union européenne le succès du courant qualifié de « national populiste », auquel appartient le Rassemblement national. La large défaite du Fidesz hongrois dimanche 12 avril à l’issue des élections législatives et la victoire du conservateur proeuropéen Peter Magyar marquent un coup d’arrêt supplémentaire pour l’extrême droite européenne. L’an dernier déjà, le Néerlandais Geert Wilders avait perdu les législatives aux Pays-Bas. En Italie, Matteo Salvini ne cesse de perdre de l’influence depuis l’arrivée au pouvoir de Giorgia Meloni. La chute de Viktor Orban confirme donc la perte de vitesse du courant de Marine Le Pen et Jordan Bardella en Europe.

Pourtant, lundi, sur France Inter, Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, relativise cette défaite. Selon lui, Viktor Orban « a été un bon dirigeant pour la Hongrie ». Il juge que le Premier ministre sortant « a été victime de l’usure du pouvoir ». Pour Jean-Philippe Tanguy, voir dans cette défaite un recul des idées populistes est « une surinterprétation ». Selon un décompte officiel portant sur 98,94% des bureaux de vote, Tisza remporte 138 sièges sur 199 avec 53,07% des voix, contre 55 sièges et 38,43% des voix pour le Fidesz de Viktor Orban.

Jordan Bardella s’est quant à lui félicité dès dimanche soir, sur X, que Viktor Orban accepte respectueusement sa défaite comme s’il y avait un risque qu’il s’accroche au pouvoir. Dans son message, le patron du RN n’en tire pas de conclusion politique. Après les élections européennes de juin 2024, Jordan Bardella avait fait le choix de rejoindre le Premier ministre hongrois au sein du groupe des « Patriots », il en est désormais le président. Mais le groupe va, de fait, perdre de l’influence. Sans Viktor Orban et la Hongrie, le RN va se retrouver plus isolé dans ses attaques incessantes contre la Commission européenne et sa présidente, Ursula von der Leyen.

Marine Le Pen s’était, de son côté, engagée personnellement dans cette campagne en allant soutenir Viktor Orban à Budapest il y a trois semaines. Lors d’un meeting à Budapest, le 23 mars dernier, elle est venue soutenir « son ami ». Celui qui l’a aidée à décrocher un prêt de plus de 10 millions d’euros auprès d’une banque hongroise pour financer sa campagne présidentielle de 2022.

La patronne des députés du RN, qui espère toujours pouvoir se présenter à la prochaine présidentielle, croyait encore en la victoire de Viktor Orban. « Nous sommes en train de gagner, après des décennies de luttes, ce grand combat politique », avait-elle alors assuré, qualifiant Viktor Orban de « visionnaire » et de « pionnier ». Une première marche ratée dans ce « bouleversement électoral en 2027 » tant espéré par Marine Le Pen, à l’échelle européenne, et censé conduire à l’arrivée au pouvoir du RN en France.

Après l’annonce de la défaite de son allié hongrois, Marine Le Pen a dénoncé lundi « la satisfaction exprimée par la Commission qui n’a eu de cesse d’outrepasser ses prérogatives et ses compétences au détriment du pouvoir des peuples ».


Source:

www.franceinfo.fr

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