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"Je serai un Premier ministre qui ne sera pas le Roi-Soleil" : en Hongrie, Peter Magyar fait tomber Viktor Orbán de son trône


Publié le 13/04/2026 22:22

Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

Dimanche 12 avril, Peter Magyar a remporté les élections municipales face à Viktor Orbán, Premier ministre sortant, après seize ans au pouvoir. Bien qu’issu de la même famille politique que son adversaire, le nouveau chef du gouvernement hongrois est pro-européen et bien décidé à collaborer avec Bruxelles.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Il a l’allure d’un premier de la classe. Peter Magyar, 43 ans, est le tombeur de Viktor Orbán. Drapeaux européens aux côtés du drapeau hongrois, sa première conférence a lieu devant un parterre de journalistes qui n’ont pas été triés. Une rupture avec son prédécesseur europhobe et autoritaire. « Je serai un Premier ministre qui ne sera pas le Roi-Soleil. Les Hongrois n’ont pas voté pour un simple changement de gouvernement, ils ont voté pour un changement complet de régime », a-t-il assuré.

Issu de la même famille politique que Viktor Orbán, il est comme lui conservateur et anti-immigration. Mais Peter Magyar veut rétablir la démocratie et jouer le jeu européen. Et c’est bien ce qu’attend la foule venue fêter, dimanche 12 avril dans la soirée, sa victoire. « Je suis vraiment heureux qu’on change ce régime corrompu », confie un jeune homme. « Nous appartenons à l’Europe, pas à la Russie », lance un autre.

Pas de réaction de Vladimir Poutine, l’allié de Viktor Orbán. Le Kremlin fait seulement savoir que Moscou travaillera de manière pragmatique avec le nouveau Premier ministre. Silence aussi de Donald Trump, qui avait souhaité publiquement la victoire du dirigeant nationaliste. Mais la défaite de Viktor Orbán, qui bloquait souvent les décisions de Bruxelles, réjouit les dirigeants europhiles. Emmanuel Macron salue l’attachement du peuple hongrois aux valeurs de l’Union européenne. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, applaudit aussi : « Aujourd’hui, la Hongrie est européenne. C’est la victoire des libertés fondamentales. Il y a beaucoup de choses à faire ensemble, puisque la Hongrie est de retour en Europe ».

Mais ce tournant politique comporte des inconnues. « La fin de l’ère Orbán ne signifie pas que la Hongrie va s’aligner sur les positions pro-Ukraine de Bruxelles. Si le nouveau Premier ministre ne devrait plus s’opposer à 90 milliards d’euros à Kiev, il reste hostile aux livraisons d’armes aux voisins ukrainiens », souligne Valérie Astruc, envoyée spéciale à Budapest (Hongrie).


Source:

www.franceinfo.fr

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