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Patient bizarre : morte depuis quelques secondes, elle revient sans aucune réanimation !

Il s’agit là d’un cas de phénomène de Lazare. Il se produit quand le cœur d’une personne déclarée morte redémarre sans réanimation, alors que toutes ses constantes vitales étaient à l’arrêt. Dans la majorité des cas, ce phénomène est suivi d’un décès. Mais pour cette femme de 94 ans, la fin est plus heureuse. Son histoire a été décrite dans la revue The American Journal of Emergency Medicine. 

Un retour spontané de la circulation dix secondes après l’arrêt cardiaque

La nonagénaire, autonome, résidait en Ehpad. Souffrant de douleurs thoraciques depuis plusieurs heures, elle décide d’appeler le Samu. Arrivés sur place, les secouristes constatent que la patiente est pleinement consciente et capable de répondre à leurs questions. Ses antécédents médicaux se limitent à une appendicectomie, une cholécystectomie et une réaction anaphylactique à la morphine. Elle les informe aussi qu’elle ne prend aucun traitement au long cours. 

Un électrocardiogramme (ECG) est rapidement réalisé. Celui-ci est transmis numériquement au médecin coordonnateur du Samu. Les résultats laissent à penser que la patiente est en train de faire un infarctus. Une ambulance de réanimation est immédiatement envoyée sur les lieux. Quand le médecin coordinateur arrive sur place, la patiente perd soudainement connaissance et présente des difficultés à respirer. L’appareil qui enregistre l’activité cardiaque en temps réel affiche une fibrillation ventriculaire grossière. Autrement dit, les pulsations sont très rapides et totalement asynchrones. Il s’agit de l’arythmie cardiaque la plus grave. 


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La patiente ayant indiqué dans son dossier médical qu’elle ne souhaitait pas être maintenue en vie en cas de perte de conscience irréversible, recevoir des soins inutiles ou futiles, ni souffrir inutilement, le médecin urgentiste décide de ne pas commencer de manœuvres de réanimation. 

Après 180 secondes de fibrillation ventriculaire, le cœur s’arrête de battre. Alors que le médecin est en train de rédiger le certificat de décès, le moniteur révèle un retour spontané de la circulation environ dix secondes après l’arrêt cardiaque. Les soignants sur place suspectent d’abord une activité électrique sans pouls, qui ne remet pas en cause le décès. Mais cette activité augmente au fil des secondes et un pouls est détecté à la palpation. La patiente commence à respirer de nouveau. 

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La patiente avait écrit dans ses directives anticipées qu’elle ne voulait pas être réanimée en cas d’arrêt cardiaque. © Natalie Board, Adobe Stock

Une récupération quasi complète en quelques jours

En l’absence de reprise de conscience, l’équipe médicale estime qu’il s’agit d’un retour à la circulation spontanée transitoire dont l’issue est le décès, notamment en raison d’une période d’arrêt circulatoire de près de quatre minutes et de l’absence de toute intervention de réanimation.

Environ 40 minutes après la reprise d’un rythme cardiaque, la patiente a progressivement repris conscience. Une récupération à laquelle le médecin urgentiste ne s’attendait pas ! Il a donc initié un traitement pour infarctus du myocarde. Pendant le transport vers l’hôpital, celle-ci a récupéré ses facultés neurologiques. Elle a bénéficié d’une opération pour traiter les lésions au cœur : deux stents à élution médicamenteuse (contenant des médicaments) ont été implantés. 

Le lendemain, son état physique et neurologique était normal. Deux jours plus tard, elle a été transférée des soins intensifs à un service de réadaptation.

La patiente prépare l’inauguration d’une exposition de ses œuvres en novembre prochain

Quelques jours après l’arrêt cardiaque, le médecin traitant a abordé la question des directives anticipées avec sa patiente. Cette dernière a indiqué avoir compris la démarche du médecin urgentiste qui avait suivi son souhait de ne pas être réanimée, mais elle pensait que ses directives anticipées ne s’appliquaient que si elle devenait « un légume », sans espoir de récupération. Elle a fait savoir que si son cœur n’avait pas repris spontanément ses activités, elle aurait souhaité une réanimation complète.

Lorsque le cerveau est privé d'oxygène, son activité électrique s'arrête. © Johnu, Adobe stock

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Dans la conclusion de leur rapport écrit, les médecins insistent sur le fait que ce cas met en lumière la nécessité éthique de rédiger des directives anticipées précises et personnalisées. En effet, celles formulées par cette patiente n’étaient pas claires et ne correspondaient pas à ce qu’elle voulait en réalité. « Ce cas souligne également l’importance de l’adaptabilité et du jugement clinique face à des réversions inattendues d’un état de mort présumée », ont-ils conclu.

La patiente est depuis sortie de l’hôpital et prépare actuellement l’inauguration d’une exposition de ses œuvres en région parisienne en novembre prochain.


Source:

www.futura-sciences.com

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