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"Je ne trouve pas ça très cool de venir chez les autres", les pêcheurs clandestins excèdent les propriétaires d’étangs


Publié le 25/04/2026 21:24

Temps de lecture : 1min – vidéo : 3min

Le « gangsta fishing », c’est le fait de jeunes pêcheurs amateurs qui décident de se mettre hors la loi en pénétrant sans autorisation sur des étangs privés, en quête à la fois d’adrénaline mais aussi de belles prises. Une pratique qui les expose à de fortes amendes.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Pour s’y rendre, mieux vaut être discret et ne pas se faire repérer. Derrière de hautes herbes, un étang privé est interdit à la pêche. Sans aucune autorisation, deux pêcheurs amateurs vont s’y installer. Loin de toute activité, le point d’eau préservé est devenu leur repère. Il regorge de poissons prisés. « Les brochets sont moins sollicités donc forcément, ils mordent plus. On ne va pas se mentir », indique l’un des pêcheurs clandestins. Les deux amis pratiquent le « gangsta fishing », une pêche non réglementée, loin des codes traditionnels. Objectif : attraper le plus gros poisson. Trois minutes à peine et ils font déjà une belle prise, un brochet de 80 centimètres. Il est pourtant interdit de pêcher en cette saison. Aussitôt pêché, aussitôt relâché. Pas question de tuer les poissons ni de dégrader l’environnement.

Fiers de leurs prises, les « gangsta fishers » s’affichent sur les réseaux sociaux, en quête d’adrénaline. Légalement, l’amende peut aller jusqu’à 450 euros, plus encore en cas de cumul d’infractions comme la pêche de nuit, interdite.

Au bout d’un chemin, le message est très clair. Pas de quoi freiner les deux amis pour autant. Mais à peine le temps de lancer leur ligne, les pêcheurs prennent la fuite. Le propriétaire parvient à les intercepter. « Je ne trouve pas ça très cool de venir chez les autres comme ça pour aller pêcher. Rentrer sur une propriété, ce n’est pas bien, ça ne se fait pas », commente le propriétaire. Le retraité en restera là.

Mais d’autres propriétaires se montrent moins conciliants. Dans l’Oise, Éric Thiéfine est exaspéré. Depuis qu’un arbre est tombé sur sa clôture, les intrusions sont fréquentes sur sa propriété. Chaque mois, il assure être confronté au « gangsta fishing ». Dans son étang, une carpe de 10 kilos a même disparu. Seule solution à ses yeux : installer des caméras de surveillance. « Il faut trouver un moyen pour que ça soit dans l’arbre sans que ça bouge. Dès qu’il y a une intrusion, on est appelés. La caméra prend 5 à 10 photos, une vidéo », détaille le propriétaire d’un terrain avec un étang.

Des caméras allumées nuit et jour qui coûtent aux propriétaires une cinquantaine d’euros par mois. Il espère ainsi dissuader les fraudeurs.


Source:

www.franceinfo.fr

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