- Advertisement - spot_imgspot_img
AccueilScienceVancouver dévoile des gratte-ciels inspirés d’éponges capables de défier la fragilité

Vancouver dévoile des gratte-ciels inspirés d’éponges capables de défier la fragilité

La ville de Vancouver et Henriquez Partners Architects n’en sont pas à leur premier coup d’essai ! La ville compte déjà plusieurs buildings imaginés par le studio d’architecture : le Sylvia et l’Eugenia construits dans les années 1980, la Shaw Tower achevée en 2004 ou encore le Woodward’s Building, réhabilitation emblématique d’un ancien grand magasin.

Une architecture marine inattendue

La source d’inspiration de Henriquez Partners Architects trouve son origine auprès d’un animal endémique du large de la côte nord-ouest du Pacifique : les éponges de verre ou éponges siliceuses.


Tags :
maison

Les éponges de mer inspirent les architectes


Lire l’article


Des recherches menées à Harvard ont révélé une constitution structurelle prodigieuse, conférant à ces éponges une résistance et une ténacité uniques malgré leur apparente fragilité.

buildings vancoouver eponge 2
Les éponges de verre qui ont inspiré le projet Georgia & Abbott s’avèrent particulièrement résistantes ! © Henriquez Partners Architects-Holburn Group

Et c’est justement ce génie de la nature que Henriquez Partners Architects a souhaité transposer à l’échelle des quatre futurs buildings de Vancouver. Le symbole n’en devient que plus fort !


Le saviez-vous ?

Les éponges de verre étaient portées disparues depuis 40 millions d’années jusqu’à ce que des scientifiques canadiens en retrouvent la trace en 1987 sur les côtes de la Colombie-Britannique.

Une inspiration issue de la nature et pour la nature

Ce projet moderne suit une tendance architecturale qui se distingue des constructions standards : le biomimétisme. Ce courant consiste à s’inspirer de la nature et de son efficacité pour imaginer des structures plus solides, plus esthétiques et plus durables.

buildings vancoouver eponge 5
 Trois des quatre tours construites sur un « socle » qui forme une place. © Henriquez Partners Architects-Holburn Group

Et à travers ce projet, ce sont les éponges en verre et leurs caractéristiques qui ont insufflé au cabinet cette architecture. Là où l’animal en silice laisse passer la lumière à travers son enveloppe translucide, les tours, elles, seront magnifiquement parées d’exosquelettes blancs en acier avec de larges surfaces vitrées. Une structure au jeu de transparence parfaitement identifiable dans le paysage vancouvérois.

buildings vancoouver eponge 3
Inspirées des éponges siliceuses, les gratte-ciels du projet arboreront un exosquelette blanc en acier. © Henriquez Partners Architects-Holburn Group

Le cabinet d’architecture a dû déployer une ingénierie de pointe pour viser une neutralité carbone, réduire de moitié les émissions de CO2 liées à la fabrication des matériaux et du bâtiment et favoriser des éléments de construction préfabriqués pour limiter les déchets.

À l'image de cette tour en bois, baptisée Rainbow Tree et conçue par l'architecte Vincent Callebaut, le bois investit la ville. © @VCA

Tags :
maison

Ce matériau rend les bâtiments plus propres… et plus beaux. Le futur s’en empare


Lire l’article


La symbolique des éponges de verre dépasse l’esthétique. Elle revêt un double sens, entre architecture et efficacité environnementale.

Un projet, quatre tours

Quatre tours constitueront ce projet et, si leur forme rappelle celle des éponges siliceuses, le patrimoine local a également été mis à l’honneur dans leur conception, faisant écho au Randall Building et à la cathédrale Christ Church, deux édifices importants de la ville.

Au sein de cet ensemble, la plus haute attire particulièrement l’attention. Située au 595 West Georgia Street, elle ambitionne de devenir le plus haut bâtiment de Vancouver. Culminant à 315 mètres, elle abritera un hôtel indépendant, un café-bar, un restaurant et des salles de conférence. Au sommet, une plateforme publique arborée sera librement accessible aux Vancouvérois, leur offrant une vue spectaculaire sur la ville et son environnement montagneux et océanique.

buildings vancoouver eponge 4
Au sommet de la plus haute tour, un espace arboré public ouvert aux Vancouvérois. © Henriquez Partners Architects-Holburn Group

À proximité et sur un même socle, deux autres gratte-ciels s’élèveront sur 271 mètres et 237 mètres, 501 West Georgia Street. Ils intègreront 1 939 logements, plus de 6 500 m² d’espaces de conférence et des équipements publics et culturels. Une logique de développement à Vancouver fondée sur la mixité entre logements, emplois et loisirs.

Une quatrième tour de 122 mètres de haut, érigée au 388 Abbott Street et propriété de la ville de Vancouver, complètera l’ensemble. Elle accueillera des logements sociaux, une galerie dédiée à l’art des Premières Nations et trois ateliers d’artistes, consolidant l’aspect culturel et inclusif du projet.

buildings vancoouver eponge 6
La tour du 388 Abbott Street sera la propriété de la ville de Vancouver. © Henriquez Partners Architects-Holburn Group

Chaque toiture sera aménagée d’espaces extérieurs, de loisirs ou de terrasses, offrant aux habitants des lieux de vie supplémentaires.

Le projet Georgia & Abbott ne cherche pas seulement à impressionner par son architecture. Il projette d’associer une esthétique inspiré du vivant, une fonctionnalité mixte et une ambition climatique.


Source:

www.futura-sciences.com

Annonce publicitairespot_img

Derniers articles

Annonce publicitairespot_img