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AccueilEnvironnementUn satellite pour évaluer l'état de santé des végétaux terrestres

Un satellite pour évaluer l'état de santé des végétaux terrestres

Flex sera lancé à l’automne 2026 depuis Kourou, en Guyane, afin de rendre compte de l’efficacité de la photosynthèse en mesurant la fluorescence renvoyée par les plantes.


Publié le 27/04/2026 07:25

Temps de lecture : 1min

Le module Flex, pour « FLuorescence EXplorer » dans les ateliers de Thales Alenia Space à Cannes, le 16 avril 2026. (FREDERIC DIDES / AFP)

Alors que le dérèglement climatique a un impact important sur la végétation, les forêts et les cultures, les scientifiques auront bientôt un nouvel outil pour évaluer l’état de santé de ces plantes. Un outil hors du commun puisqu’il s’agit d’un satellite qui va analyser la fluorescence de la végétation. Baptisé Flex, l’engin est en phase de test dans les ateliers de Thales Alenia Space, à Cannes, dans les Alpes-Maritimes, où il a été assemblé.

Afin de ne surtout pas contaminer les éléments qui, un jour, seront envoyés dans l’espace, les ingénieurs travaillent en blouse et avec une charlotte sur la tête. « Ici, c’est le début de la fabrication des panneaux structuraux de satellites, explique Michael Conquet, le responsable de la chaîne logistique. La force de ces panneaux composites, c’est d’être extrêmement résistants par rapport à leur poids qui est très léger. C’est de la masse lancée, donc il faut que ce soit léger et résistant mécaniquement. »

Une fois assemblés, ces éléments constituent le squelette des satellites, comme celui qui a été baptisé Flex, un cube de 400 kilos qui sera placé à 800 km d’altitude pour scruter la végétation à la surface de la Terre. Il va évaluer l’efficacité de la photosynthèse en mesurant la fluorescence renvoyée par les plantes, les arbres dans les forêts, les cultures dans les champs.

« S’il y a un stress hydrique, une température trop élevée ou trop de vent qui perturbe ce fonctionnement de photosynthèse, on aura une dissipation de l’énergie sous forme de chaleur et sous forme de fluorescence. »

Thierry Huiban, chef de projet pour Thales Alenia Space

à franceinfo

« C’est-à-dire qu’il y a une réaction où le photon arrive et repart avec une longueur d’onde un peu différente. Et ça veut dire qu’il n’a pas servi, que quelque chose a mal fonctionné », décrypte Thierry Huiban, chef de projet pour Thales Alenia Space.

Plus une plante est fluorescente, plus son état de santé est dégradé et Flex va permettre d’observer cette fluorescence à une résolution inédite, souligne Ralf Bock de l’Agence spatiale européenne : « Il y a d’autres satellites qui mesurent d’autres paramètres comme la température au sol ou le type de végétation, mais nous devons améliorer nos connaissances avec un aperçu plus détaillé sur la photosynthèse, et c’est ce que nous allons faire avec Flex. » Et si les instruments à bord donnent satisfaction, ils pourraient être déployés à l’avenir sur d’autres satellites, comme ceux de Copernicus, le programme européen d’observation de la Terre.


Source:

www.franceinfo.fr

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