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Grande distribution : ces marques qui veulent renégocier les prix


Publié le 20/04/2026 22:21

Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

Alors que la crise se poursuit, les producteurs voient leurs coûts augmenter drastiquement, notamment dans la filière laitière, mais pas seulement. Si des renégociations sont espérées entre les industriels et la grande distribution, les prix en rayon devraient, quoi qu’il arrive, augmenter de 4 à 5 % dans les prochains mois.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Combien de temps vont-ils pouvoir tenir ? Dans une coopérative laitière de l’Ain, tout flambe. À commencer par le coût des livraisons, plus 12 % depuis le début de la crise. « Ça, c’est énorme. Sur un budget transport, chez nous, on a plus d’un million d’euros, donc c’est plus de 100 000 euros de charges supplémentaires », déplore Vincent Favier, directeur de la laiterie coopérative d’Étrez-Foissiat. Et ce n’est pas tout. Le conditionnement des produits coûte plus cher. Yaourts, fromages, crème fraîche. Tout est emballé dans du plastique. Et lui aussi flambe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. « Tous ces seaux font partie des emballages qui vont fortement augmenter dans les prochaines semaines, à partir de la prochaine livraison », souligne-t-il.

Une augmentation attendue de 20 % dans les prochains jours. Toutes ces hausses sont impossibles à absorber. Alors seule solution pour son directeur, rouvrir les négociations commerciales avec la grande distribution. « C’est indispensable de renégocier. Sinon, ce sont nos producteurs qui en subiront les conséquences, et ce n’est pas possible », affirme Vincent Favier.

Et cette coopérative n’est pas la seule. Les géants de l’industrie laitière demandent également une réouverture des négociations commerciales. D’autres rayons pourraient rejoindre le mouvement, comme celui des confiseries. Dans une pâte cuite, deux matières premières, le sucre et le sirop de glucose de blé, qui vont augmenter elles aussi dans les prochains mois. Les fournisseurs ont d’ores et déjà annoncé la couleur. « On nous annonce des augmentations pour le sucre pour septembre. Généralement quand le sucre augmente le sirop aussi, donc on aura aussi des augmentations », souligne Gilles Duault, directeur de la confiserie Kubli.

Même chose pour les emballages, qui représentent environ 20 % du coût d’une sucrerie. Si les négociations commerciales avec la grande distribution ne rouvrent pas rapidement, la situation de l’entreprise deviendrait critique. « C’est une catastrophe d’un point de vue purement financier. Ça signifie qu’on va partir sur des situations de fragilité de nos entreprises. Donc, on est obligé de répercuter les augmentations de nos coûts », déplore Gilles Duault. Et avant même toute discussion entre industriels et grande distribution, les prix devraient augmenter de 4 à 5 % dans les prochains mois, selon une association de consommateurs.


Source:

www.franceinfo.fr

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