Les adhérents des Républicains ont désigné dimanche le patron du parti Bruno Retailleau comme leur candidat à la présidentielle. Une première étape sur le long chemin de 2027 pour l’ancien ministre.
Publié le 20/04/2026 09:08
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Bruno Retailleau est officiellement le candidat des Républicains pour la prochaine présidentielle. Les militants ont plébiscité le patron du parti dimanche 19 avril : 73,8% des votes se sont portés sur sa désignation directe, alors que des formats de primaires pour départager des candidats LR étaient aussi proposés aux adhérents. Bruno Retailleau a largement convaincu ses troupes.
Le plus dur commence pour le Vendéen. Car convaincre les militants qui l’avaient déjà plébiscité en 2025 pour la présidence du parti LR n’était qu’une formalité. Et avec 60% de participation pour cette consultation, moins de la moitié des adhérents du parti auront finalement voté pour leur président.
Bruno Retailleau se donne donc jusqu’à l’automne pour convaincre. Pour s’imposer auprès de l’opinion publique, Bruno Retailleau veut faire connaître son projet, qu’il résume ainsi : « La France a besoin d’ordre, de justice et de liberté. » Lui se présente en futur « président du relèvement de la France ». Son défi n’en demeure pas moins immense : il doit décoller dans les sondages, sans quoi la pression de ceux qui chez Les Républicains militent pour un candidat unique de la droite et du centre à la présidentielle ne retombera pas.
« Ce vote, c’est une clarification et une validation par les militants de la candidature de Bruno Retailleau », estime lundi sur France Culture la sénatrice LR de Paris Agnès Evren. « Le deuxième étage de la fusée, ce sera de voir quel est le candidat commun de la droite et du centre qui peut accéder au second tour », ajoute celle qui également présidente de la fédération LR de Paris.
« Il est vrai qu’avec la multiplication des candidats, nous risquons d’être absents du second tour. »
Agnès Evren, sénatrice LR de Parisà franceinfo
Certaines voix chez LR, en premier lieu Laurent Wauquiez, plaident pour une primaire des droites, allant du parti d’extrême droite Reconquête à Édouard Philippe (Horizons), en passant par Gérald Darmanin, qui ne s’est pour l’instant pas porté candidat. Vendredi, Laurent Wauquiez a cependant mis en pause ce projet de large primaire à droite. De son côté, Édouard Philippe a déjà refusé d’y participer. « Il faut évidemment qu’on puisse être désormais tous rassemblés pour regarder lequel des candidats, à l’automne peut-être ou plus tard, sera celui qui nous emmènera évidemment vers la victoire », conclut Agnès Evren.
« Il faut rendre la candidature de Bruno inéluctable d’ici l’été », insiste un des lieutenants de Bruno Retailleau. « Les prochains mois seront stratégiques » appuie un député LR. Le patron du parti veut croire que les courbes se croiseront à l’automne avec Edouard Philippe, alors que jusqu’ici c’est bien l’ancien Premier ministre qui fait la course en tête.
Source:
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