Dans un grand hall, les sacs de café vert sont empilés. Les noms des pays d’origine – Brésil, Colombie, Vietnam, Ethiopie… –, imprimés sur les toiles de jute, fleurent bon le voyage du grain noir, débarqué à Anvers (Belgique) avant d’être acheminé à La Madeleine, près de Lille, dans les locaux de Méo-Fichaux.
Face aux géants du café, cette entreprise familiale nordiste avance ses pions dans les supermarchés. Son dernier atout en date : la marque Legal, qu’elle a reprise à la barre du tribunal de commerce et choisi de relancer. Legal commence à réapparaître dans des magasins Carrefour et Sytème U depuis début avril.
Méo-Fichaux torréfie près de 40 000 tonnes de café entre ses deux sites de production, l’un situé à La Madeleine, l’autre à Lille. Il est ensuite conditionné sous forme de paquets de café en grain ou moulu, de dosettes souples ou de capsules compatibles Nespresso, qui seront livrés dans les rayons de supermarché. Des produits de plus en plus vendus sous sa propre marque, gage d’une meilleure rentabilité.
En effet, lors de la fusion des deux torréfacteurs locaux Méo et Fichaux, qui donna naissance au premier torréfacteur indépendant français, au tournant des années 2010, l’entreprise, qui affichait alors un chiffre d’affaires de 80 millions d’euros, produisait essentiellement du café sous marque de distributeur. « Aujourd’hui, la moitié de notre chiffre d’affaires, qui a atteint 300 millions d’euros en 2025, se fait sous la marque Méo », affirme Pascal Leleu, directeur commercial. Avec la marque Méo, le torréfacteur revendique 22 % du marché du café en grain et 40 % du marché du café labellisé en agriculture biologique en grande distribution.
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Source:
www.lemonde.fr




