Publié le 15/04/2026 20:47
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À Plouasne, dans les Côtes-d’Armor, une femme de 66 ans est morte lors d’une tentative d’hospitalisation sous contrainte menée par le maire et des riverains, le mardi 7 avril. Une enquête pour arrestation arbitraire ayant entraîné la mort a été ouverte, sur fond de tensions de voisinage et de procédure contestée.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
C’est sur le bitume, à quelques mètres de sa maison, que Catherine Josselin a perdu la vie dans la commune de Plouasne, dans les Côtes-d’Armor. Une semaine après le drame, des scellés empêchent toujours l’accès à son domicile. Une habitante témoigne : « je suis très choqué et puis je trouve qu’elle ne méritait pas ça, cette femme. Même s’il avait des problèmes de santé, ces gens-là, il faut les prendre avec douceur. »
Catherine Josselin, 66 ans, était fragile psychologiquement. Mardi 7 avril, vers midi, le maire de la commune se présente chez elle avec l’un de ses conseillers et deux riverains. Ils sont venus pour la faire hospitaliser de force. L’échange est virulent, jusqu’à l’irréparable. Fabrice Treme, procureur de la République de Saint-Malo explique : « Quatre personnes étaient intervenues pour contenir fermement la victime au sol, en exerçant sur elle une pression et en lui attachant les jambes à l’aide d’une sangle et d’une corde apportées par deux d’entre eux. »
Une scène violente, conséquence dramatique de tensions entre voisins. Plusieurs plaintes avaient déjà été déposées pour des cris en pleine nuit, des menaces, des insultes. Sophie Mauger fait partie de ceux qui demandaient que sa voisine bénéficie de soins psychiatriques elle raconte : « Le week-end avant, on a signé une lettre avec les voisins pour demander une hospitalisation. En fait, ils s’y sont mal pris. Après, oui, il fallait l’hospitaliser parce que c’était compliqué, mais pas comme ça. »
Le parquet pointe de graves dysfonctionnements dans la procédure. Avant d’intervenir, le maire aurait dû exiger un certificat médical et prendre un arrêté demandant l’hospitalisation sous contrainte. Jean-Claude Barbé, 2e adjoint au maire de Plouasne défend : « À sa défense, il a agi sous la pression des riverains qui étaient excédés par les agissements de cette personne. Mais, il y a des formes à respecter et des procédures à mener avant d’agir de la sorte. »
Une enquête pour arrestation arbitraire ayant entraîné la mort a été ouverte par le parquet de Saint-Malo.
Source:
www.franceinfo.fr




