Alexandre Ramagem, un ancien chef des renseignements brésiliens condamné avec l’ex-président Jair Bolsonaro à la prison pour tentative de coup d’Etat, a été arrêté aux Etats-Unis où il avait fui, selon les autorités brésiliennes.
Selon la police fédérale brésilienne (PF), « un Brésilien condamné par la Cour suprême a été arrêté à Orlando, en Floride, par la police américaine de l’immigration (ICE) ». Une source de la PF a confirmé à l’Agence France-Presse (AFP) qu’il s’agissait d’Alexandre Ramagem, condamné à seize ans de réclusion en septembre dernier.
Sur le site internet officiel de la police américaine de l’immigration, il est simplement précisé qu’il est « retenu par l’ICE », sans autres détails. « Cette arrestation est le fruit d’une coopération policière internationale entre la Police fédérale et les autorités policières des Etats-Unis », a souligné la PF dans un communiqué.
Logiciel espion israélien
M. Ramagem, un ancien député âgé de 53 ans, « est considéré comme fugitif par la justice brésilienne après sa condamnation pour organisation criminelle armée, coup d’Etat et tentative d’abolition violente de l’Etat de droit », a précisé la police brésilienne. Le 11 septembre 2025, il a été condamné dans le procès au cours duquel l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro s’est vu infliger une peine de 27 ans de prison.
Ils ont été reconnus coupables d’avoir conspiré pour le maintien au pouvoir de M. Bolsonaro malgré sa défaite face au président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva au scrutin de 2022. Homme de confiance de Jair Bolsonaro, Alexandre Ramagem a dirigé sous sa présidence l’agence de renseignement Abin de juillet 2019 à mars 2022.
Dans une autre affaire, la police fédérale a recommandé l’an dernier son inculpation pour son implication présumée dans un réseau d’espionnage illégal au profit de M. Bolsonaro pendant son mandat. Les enquêteurs soupçonnent des fonctionnaires de l’Abin d’avoir utilisé un logiciel espion israélien dénommé FirstMile pour espionner des personnalités politiques de tous bords, des juges de la Cour suprême ou encore des journalistes.
Source:
www.lemonde.fr




