Publié le 13/04/2026 09:09
Mis à jour le 13/04/2026 09:28
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Le 1er-Mai, férié, va-t-il être remis en cause ? Les dirigeants de huit syndicats ont demandé au Premier ministre de ne pas convoquer la commission mixte paritaire, prévue mardi 14 avril.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Les boulangers et les fleuristes pourront-ils travailler ce 1er mai ? Les syndicats interpellent à nouveau Sébastien Lecornu. « Monsieur le Premier ministre, on ne réforme pas ainsi brutalement un texte d’histoire sociale et de conquêtes collectives », ont-ils écrit dans une lettre.
Concrètement, dans les magasins ouverts ce jour férié, seul le commerçant peut exercer sans salariés. Le texte vise à assouplir la réglementation. Mais pour les syndicats, étendre la dérogation d’ouverture se ferait aux dépens des travailleurs. La gauche partage cet avis.
« 364 jours par an, on travaille. Il y a un jour dans l’année où on ne travaille pas. On voudrait nous expliquer que là c’est une entrave incroyable à la vie collective, la vie des entreprises, c’est absolument faux. Si on n’est pas entendu, si le dialogue social ne trouve pas sa place, il peut y avoir une censure », a affirmé Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste.
Sébastien Lecornu rejette tout passage en force. Le texte, validé l’été dernier par les sénateurs, devrait être renvoyé devant une commission mixte paritaire après une motion de rejet de l’Assemblée nationale.
« Je souhaite que ce texte puisse être examiné et voté avant le 1er mai prochain en commission mixte paritaire. Maintenant, j’appelle le gouvernement à discuter avec les syndicats sur un tel sujet. Le 1er mai, la discussion sociale ne peut pas être éludée », a déclaré Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale.
Les syndicats demandent à Sébastien Lecornu l’abandon de cette commission. Ils seront reçus lundi 13 avril, à 18 heures, par le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou pour tenter de trouver un compromis.
Source:
www.franceinfo.fr




