L’Union européenne s’inquiète des tensions au Moyen-Orient qui provoquent une flambée des prix du pétrole et du gaz en Europe.
Publié le 20/04/2026 14:54
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La Commission européenne tente de trouver le moyen d’alléger la facture énergétique. Elle veut surtout s’afficher en soutien des Etats-membres qui ont la main sur leur fiscalité. Ils peuvent, s’ils le souhaitent, abaisser par exemple la TVA jusqu’à 15%, seuil minimum prévu par la réglementation européenne, et qui ne devrait pas changer. Mais la Commission appelle les gouvernements à se saisir d’autres outils qui sont d’ores et déjà disponibles comme par exemple les chèques-énergie, des tarifs sociaux dans les logements ou encore des aides aux remplacements de chaudières.
La Commission européenne communiquera plus précisément mercredi sur l’ensemble de la « boîte à outils », mais on sait déjà qu’elle appelle surtout à des mesures ciblées. « Nous ne sommes pas dans la situation de 2021, juste après la pandémie Covid et le déclenchement de la guerre en Ukraine », estime-t-on dans les bureaux de la Commission. Les prix avaient alors littéralement explosé. Pas question notamment, à ce stade, de dégainer une nouvelle taxe sur les superprofits des entreprises du secteur de l’énergie, comme le demandent plusieurs Etats-membres comme l’Espagne.
En revanche, selon la Commission, les tensions actuelles sur les prix du gaz et du pétrole offrent une bonne occasion de réfléchir au développement d’alternatives aux hydrocarbures, notamment le tout-électrique. L’Union européenne présente l’électrification du continent comme un gage de souveraineté à l’unisson du gouvernement français d’ailleurs.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a d’ailleurs dévoilé un plan sur le sujet le 10 avril. Au niveau européen aussi, la Commission estime que l’avenir du continent sera électrique pour les usages de consommation, notamment l’automobile. Le prix du diesel a bondi de 21% depuis un an dans l’ensemble de l’Europe. L’électrification des industries comme la sidérurgie est aussi, plus que jamais, à l’ordre du jour pour se rendre moins dépendant du gaz.
Cela passera par un accroissement de la production nucléaire, qui semble revenir en grâce aux yeux de la Commission européenne. Sa présidente Ursula von der Leyen estimait, le 10 mars, que l’Union avait fait une erreur « stratégique » en se détournant du nucléaire. L’Union européenne devrait s’associer à l’effort colossal d’investissement qui s’annonce tout en s’attaquant bientôt à un autre chantier, législatif celui-là : la réforme de son marché de l’électricité, dont les premiers jalons devraient être posés mercredi.
Source:
www.franceinfo.fr





