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Coloration pour cheveux : voici ce que contiennent vraiment les teintures capillaires et pourquoi cela inquiète les experts

Que ce soit pour masquer des cheveux blancs ou simplement pour changer de tête, une large majorité de femmes, et de plus en plus d’hommes, ont régulièrement recours aux colorations, à domicile ou en salon. Un geste perçu comme sans risque, voire anodin.

Cependant, en avril 2026, l’Anses a lancé une alerte après avoir recensé 124 cas d’effets indésirables liés aux teintures capillaires. Démangeaisons, brûlures, œdèmes… parfois jusqu’à des réactions graves. Alors, que contiennent réellement ces produits ? Et pourquoi certaines molécules posent-elles problème ?

Une chimie invisible mais essentielle à la coloration

Pour comprendre ces risques, il faut d’abord regarder ce que contiennent réellement les teintures. Les colorations dites permanentes, qui représentent 70 à 80 % du marché européen, reposent sur un mécanisme chimique précis : ouvrir la fibre capillaire pour y déposer des pigments qui vont rester dans le temps.

Pour y parvenir, elles utilisent des substances comme l’ammoniaque et le peroxyde d’hydrogène. Ce mélange permet d’obtenir une couleur stable dans le temps, mais il peut aussi fragiliser le cuir chevelu et provoquer des réactions.


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Même les formules présentées comme plus douces ne sont pas totalement inoffensives. Les teintures semi-permanentes ou temporaires fonctionnent différemment, mais elles contiennent elles aussi des composants susceptibles d’irriter ou de sensibiliser la peau.

Des substances connues pour leur potentiel allergisant

Certaines molécules, bien identifiées, attirent aujourd’hui l’attention des autorités sanitaires. C’est notamment le cas de la paraphénylènediamine, plus connue sous le nom de PPD, fréquemment utilisée dans les colorations. On retrouve également des dérivés chimiques, comme le toluène-2,5-diamine sulfate ou encore les persulfates, présents dans les produits décolorants.

Ces substances ne sont pas interdites, mais elles peuvent déclencher des réactions allergiques chez certaines personnes. Une publication du J. Asthma Allergy rappelle que la PPD fait partie des allergènes de contact les plus puissants en cosmétique.

Des réactions parfois graves, même chez des utilisateurs habitués

Les cas analysés par l’Anses entre 2019 et 2025 montrent que les effets indésirables ne se limitent pas à de simples irritations passagères. Si certains utilisateurs évoquent des démangeaisons ou des sensations de brûlure, d’autres décrivent des manifestations bien plus inquiétantes, comme des gonflements du visage ou des difficultés respiratoires.

Ce qui rend ces situations difficiles à anticiper, c’est qu’elles peuvent apparaître même chez des personnes habituées aux teintures. On peut très bien utiliser un produit pendant des années, puis développer soudainement une allergie. Le corps devient progressivement sensible à certaines substances, sans que cela soit visible au départ.

Faute de tests allergologiques suffisants, il reste encore difficile d’identifier précisément les substances responsables dans chaque cas. Cette incertitude renforce la nécessité de rester vigilant.

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Les colorations capillaires peuvent provoquer des dermatites allergiques de contact, qui se manifestent par des rougeurs, des démangeaisons ou des sensations de brûlure au niveau du cuir chevelu, du visage ou du cou. Dans les cas les plus marqués, cette réaction peut s’accompagner de gonflements et s’étendre au-delà de la zone d’application. © Tanapat Lek,jew, Adobe Stock

Une utilisation qui nécessite plus de précautions qu’on ne le pense

Face à ces constats, les autorités sanitaires insistent sur l’importance de ne pas banaliser l’usage des colorations pour cheveux. Un simple test cutané, dans le pli du coude par exemple, est recommandé avant chaque application pour détecter une réaction débutante.

Un stress passager peut dépigmenter provisoirement les cheveux. © Siniehina, Adobe Stock

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Respecter les consignes d’utilisation, éviter toute réapplication en cas d’antécédent allergique et conserver les informations du produit sont également des réflexes essentiels. En cas de réaction importante, une prise en charge rapide est indispensable.

Sans tomber dans l’inquiétude excessive, une chose est claire : mieux comprendre ce que l’on applique sur ses cheveux reste aujourd’hui la meilleure façon de limiter les risques.


Source:

www.futura-sciences.com

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