La série animée est de nouveau diffusée sur une chaîne payante depuis le 5 avril en version haute définition.
Publié le 14/04/2026 12:35
Mis à jour le 14/04/2026 12:37
Temps de lecture : 3min
Ulysse 31 vit une deuxième jeunesse. Le héros barbu, son fils Télémaque et le robot Nono ont retrouvé le chemin des écrans. Depuis le 5 avril, l’adaptation de « L’Odyssée » d’Homère en science-fiction, dessin animé devenu culte, est diffusé en version restaurée en haute définition sur la chaîne payante Mangas.
« Le dessin animé, c’était une façon de raconter mes histoires. Que le public réponde, c’est la plus belle chose du monde, et 45 ans plus tard, c’est encore plus beau », confie à l’AFP Jean Chalopin, 75 ans, auteur et producteur de la série. Épaulé par son ami, le dessinateur Bernard Deyriès, il a façonné l’imaginaire de millions d’enfants des années 1980 avec Ulysse 31, cocréée avec Nina Wolmark, mais aussi « Les Mystérieuses Cités d’or », « Inspecteur Gadget » ou « Jayce et les conquérants de la lumière ».
Lancés à la télé fin 1981, les 26 épisodes de 26 minutes d’Ulysse 31 sont une coproduction franco-japonaise entre DIC, la société de Jean Chalopin, et la firme nippone TMS. Une grande nouveauté à l’époque. « C’était assez dingue de croire qu’on pouvait réussir un dessin animé comme ça créé à partir de la France, ça n’avait jamais été fait », se souvient Jean Chalopin, sur qui une mini-série documentaire est en préparation pour Canal+.
« Les enseignants nous ont fait beaucoup de publicité, ils étaient ravis d’avoir cette série comme base à des travaux en classe sur la mythologie et la Grèce », ajoute Bernard Deyriès, 79 ans aujourd’hui. Ce carton initial ouvre ensuite la voie à de nombreuses autres séries animées à succès, écrites et produites par Jean Chalopin et le plus souvent réalisées par son complice: Les Mystérieuses Cités d’or, Inspecteur Gadget, dont Bernard Deyriès ne dessine que l’épisode pilote, Les Minipouss, MASK ou encore Jayce et les conquérants de la lumière.
Quand ils se sont connus à Tours, jeunes artistes, Jean Chalopin avait 14 ans et était féru de poésie, Bernard Deyriès en avait 17. Malgré 60 ans de parcours commun, Bernard Deyriès et lui se vouvoient toujours. « Ça peut passer pour de la distance mais ça n’en est pas », commente le dessinateur. « Il y a peu d’amitiés comme ça qui restent après tant d’années ».
Dès 1982, la société de Jean Chalopin, DIC, s’établit aux États-Unis et devient l’un des premiers producteurs mondiaux de programmes télévisés pour enfants. « Je ne crois pas être un homme d’affaires par essence, j’y suis venu par la force des choses », affirme Jean Chalopin. Établi aux Bahamas, Jean Chalopin est devenu banquier au début des années 2010, en prenant la tête de la banque Deltec. Cette nouvelle carrière lui a valu d’être cité dans des procédures judiciaires aux États-Unis liées à la retentissante faillite de la plateforme de cryptomonnaies FTX en 2022.
Quand on l’interroge sur cette affaire, il évacue la question et se borne à se dire « très tranquille », en renvoyant au documentaire en préparation.
Source:
www.franceinfo.fr




