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Publié le 05/08/2026 11:04
Au moins 1 700 riverains, situés près de la capitale, ont été évacués. L’éruption de ce volcan a causé la mort de plusieurs centaines de personnes depuis 2015.
Dans la nuit noire, la lave orangée jaillit de la montagne. Le volcan de Fuego, considéré comme le plus actif d’Amérique centrale, et situé près de la capitale du Guatemala, est entré en phase éruptive lundi 3 août dans la matinée. Son activité s’est amplifiée dans la nuit, avec des torrents de lave coulant le long de ses flancs et d’immenses colonnes de gaz et de cendres s’élevant dans le ciel. De quoi conduire les autorités à ordonner l’évacuation d’au moins 1 700 habitants des zones proches du cratère, ainsi qu’à déclarer, mardi, l’alerte maximale dans cette zone exposée aux retombées de cendres.
Le Guatemala est situé sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone dans laquelle se concentre une importante activité sismique et volcanique. Sur place, les habitants redoutent les coulées de lave et les pillages. Plusieurs éruptions ont déjà eu lieu dans cette zone, faisant des dizaines de morts en 2018 et plusieurs centaines en 2015.
Depuis 2015, plusieurs évacuations massives ont eu lieu du fait d’éruptions du volcan de Fuego, qui culmine à 3 763 mètres d’altitude et se trouve à 35 km à vol d’oiseau de Guatemala City, la capitale du pays. (JOSUE DECAVELE / ANADOLU / AFP)
Des centaines de riverains ont trouvé refuge dans des centres d’accueil ouverts en raison du risque de coulées de lave et de retombées de cendres, mardi 4 août. (JOHAN ORDONEZ / AFP)
La ville d’Alotenango est située juste en dessous du volcan de Fuego. En 2018, 215 personnes avaient trouvé la mort et 200 autres avaient été portées disparues dans des coulées de lave. (JOHAN ORDONEZ / AFP)
Selon les experts, une fontaine de lave de 200 à 300 mètres de hauteur s’est formée au-dessus du cratère du volcan, lundi 3 août. (JOSUE DECAVELE / ANADOLU / AFP)
« Si on pouvait déménager, ce serait mieux, parce qu’on vit avec cette peur, vu que le volcan ne prévient pas », a réagi une évacuée, interrogée par l’AFP. (JOHAN ORDONEZ / AFP)
Face aux risques pour la population, le ministère de l’Education a suspendu les cours en présentiel dans les écoles de trois localités proches du volcan. (JOHAN ORDONEZ / AFP)
Mourir ensevelis par une coulée de lave n’est pas la seule crainte des habitants. Ils vivent également l’angoisse de laisser leurs habitations à la merci des pillards. (JOSUE DECAVELE / ANADOLU / AFP)
Quelque 29 000 personnes sont directement exposées aux retombées de cendres, ce qui rend l’évacuation de la zone indispensable, selon la secrétaire exécutive de l’Agence de coordination nationale dans la lutte contre les catastrophes. (JOHAN ORDONEZ / AFP)
La colonne de cendres a dépassé les 7 000 mètres, mardi 4 août, et peut se déplacer à plusieurs dizaines de kilomètres en se dispersant, estiment les experts. (MOISES CASTILLO / AP / SIPA / AFP)
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