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Le CAC 40 a signé un nouveau record historique en clôture mardi, cinq mois après son précédent sommet. Une performance qui peut surprendre alors que la dette française atteint des niveaux record, que les tensions géopolitiques restent fortes et que l’économie mondiale demeure sous pression. Explication d’un paradoxe qui s’explique d’abord par les résultats des grandes multinationales.
Le CAC 40 n’a jamais terminé une séance aussi haut. Avec 8 666 points en clôture, mardi, l’indice phare de la Bourse de Paris efface son précédent record, établi fin février, juste avant la guerre en Iran. Pourtant, les motifs d’inquiétude restent nombreux : dette publique record, tensions commerciales, conflit au Moyen-Orient et hausse des coûts de financement.
Des multinationales en pleine forme
Ce paradoxe s’explique d’abord par les excellents résultats des entreprises du CAC 40. Selon Les Échos, les 38 groupes ayant déjà publié leurs comptes semestriels cumulent près de 75 milliards d’euros de bénéfices, soit 44 % de plus qu’au premier semestre 2025. L’énergie, portée par TotalEnergies, les valeurs liées à l’intelligence artificielle comme Schneider Electric, Legrand ou STMicroelectronics, les banques, ainsi que l’aéronautique et la défense tirent les marchés vers le haut.
Tous les secteurs ne profitent toutefois pas de cette dynamique. Le luxe, moteur du CAC 40 ces dernières années, marque le pas. LVMH, Hermès et surtout Kering souffrent du ralentissement chinois et d’un contexte international moins favorable. Enfin, la Bourse de Paris reste en retrait par rapport à d’autres grandes places financières : le DAX allemand, le FTSE britannique, l’Euro Stoxx 50 et le S&P 500 affichent des progressions encore plus importantes depuis le début de l’année, eux aussi sur des niveaux historiques.
Source:
www.france24.com






