En 2078, dans un Paris où l’écologie n’est plus qu’un vieux mot dans les manuels d’Histoire, Ava, 32 ans, est confrontée à une phobie irrépressible qui s’impose à elle au point de menacer sa propre maternité.
Pour y faire face, elle accepte de participer à une expérience : explorer sa mémoire cellulaire. Non pas ses souvenirs conscients, mais ce qui, en elle, aurait pu être transmis autrement. Par le corps, par l’histoire, par ce qui n’a pas été dit… Ce qu’elle découvre n’est pas une réponse simple. C’est un lien.
Ce voyage intérieur singulier la relie aux souvenirs enfouis de Zoé, sa grand-mère. Une artiste peintre et militante écologiste en Guadeloupe, en 2026. Là-bas, l’accès à l’eau potable est un luxe, les sols sont empoisonnés au chlordécone, et le combat pour la dignité se heurte aux cicatrices d’un passé qui étouffe encore les vivants. Au fil d’une chronologie éclatée, la vision de son ancêtre va faire découvrir à Ava la réalité brutale du quotidien des Guadeloupéens, et lui révéler le trauma originel longtemps enfoui.
Unda adopte une forme poétique où passé, présent et futur dialoguent, mêlant anticipation et réalisme social. Le film puise sa force dans une réalité bien tangible : celle d’une Guadeloupe loin des cartes postales, marquée notamment par des coupures d’eau pouvant durer parfois jusqu’à un mois. Unda est un vibrant appel à explorer la manière dont l’Histoire, la grande comme la petite, s’inscrit dans nos cellules et nos inconscients, en posant une question centrale : qu’advient-il des récits que nous ne racontons pas ? Disparaissent-ils vraiment ou continuent-ils de vivre, autrement, en nous ?…
Le titre, Unda, qui signifie « onde » en latin, est un écho direct à cette idée : l’onde de choc d’un traumatisme, l’onde de la mémoire qui se propage à travers le temps, l’onde de l’eau, source de vie.
Aujourd’hui, une campagne de financement participatif est en cours jusqu’au 19 mai pour accompagner le développement du film, avec l’ambition de lui permettre d’atteindre sa forme finale et de circuler, notamment en festivals et dans des espaces culturels.
Les lecteurs d’ActuaLitté le savent mieux que quiconque : certaines œuvres n’arrivent à exister que parce que des gens ont décidé, avant même de les voir, qu’elles en valaient la peine. C’est exactement ce que cette campagne demande. Contribuer à Unda, ce n’est pas seulement soutenir un court-métrage, c’est permettre à une lignée de femmes traversées par une onde qui unit leur mémoire et leur corps, de sortir de la page.
C’est encourager une création indépendante qui ne se limite pas à un constat, mais qui invite à ouvrir le dialogue sur des inégalités structurelles souvent reléguées à la marge.
La campagne est en ligne sur Ulule. Les petits ruisseaux font les grandes rivières…
Porté par Philypa Phoenix, ce court-métrage dépasse la simple anticipation. Il se veut un geste à la fois artistique et citoyen.
DOSSIER – Les campagnes de projets littéraires sur Ulule
Par Projet UluleContact :
Source:
actualitte.com





