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Un soldat français membre des Casques bleus tué dans une attaque au Liban, trois autres militaires blessés


Publié le 18/04/2026 20:29

Temps de lecture : 3min – vidéo : 2min

Florian Montorio, soldat français membre des Casques bleus, a perdu la vie au Liban, victime d’un tir direct. Trois autres militaires ont été blessés samedi 18 avril, dont deux grièvement, dans une embuscade dont la responsabilité incombe, selon Emmanuel Macron, au Hezbollah.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Mort en mission au Liban. Le sergent-chef Florian Montorio faisait partie de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), une unité des Casques bleus de maintien de la paix. Le soldat, à 39 ans, était père de deux enfants et était décoré de la Croix de la valeur militaire, une distinction récompensant des actions d’éclat lors d’opérations extérieures. Le sergent-chef Montorio a été victime d’un tir lors d’une embuscade dans le sud du Liban. Emmanuel Macron accuse le Hezbollah : « Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah », a écrit le chef de l’Etat.

Le militaire a été attaqué à quelques kilomètres de la base de Deir Kifa (Liban), où se trouvent les soldats français du maintien de la paix. Il participait à une opération pour sécuriser et ouvrir une route. Elle devait servir à approvisionner d’autres Casques bleus isolés. « Il était en train de dégager une route où il y avait possiblement des mines. C’est à ce moment-là qu’on les a attaqués. Nous pensons que c’était délibéré », nous raconte Tilak Pokharel, porte-parole des Casques bleus de la Finul, à propos de l’attaque.

Le sergent-chef Florian Montorio est touché par un tir avant de décéder. Trois autres de ses camarades sont blessés. Ils sont soignés dans un hôpital de Beyrouth (Liban). La France fait partie des pays qui envoient le plus de soldats dans cette mission au Liban, avec 600 militaires mobilisés au total.

Si le Hezbollah nie toute implication, la France, elle, demande aux autorités libanaises une arrestation immédiate des coupables. « Il faut vraiment, là, maintenant, qu’il n’y ait pas d’impunité sur ce sujet-là parce qu’il s’agit d’un soldat de maintien de la paix et d’une force de maintien de la paix, et que c’est absolument inacceptable ce qui s’est passé », a exigé Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants.

À Montauban (Tarn-et-Garonne), ses frères d’armes du 17e régiment du génie parachutiste rendent hommage au soldat. « Florian était profondément généreux et profondément courageux. À titre d’exemple, il aura pris en charge au combat, en Afghanistan, un de ses camarades blessés dans des circonstances particulièrement périlleuses. Sa bravoure et sa valeur étaient immenses », salue le colonel Jérémy Akil, commandant du 17e régiment du génie parachutiste.

C’est aussi l’émotion de toute une ville. « Ce sont des soldats français qui sont pris pour cible, alors qu’ils œuvrent pour la paix, ça fait mal au cœur », réagit un habitant. Le sergent-chef Montorio est le deuxième soldat français tué dans la région depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.


Source:

www.franceinfo.fr

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