La SHORT INTERVIEW, l’interview singulière by #Shortlist vise à mieux connaître les dirigeants des sociétés qui ont choisi d’exprimer leur créativité et d’affirmer leur singularité dans le Yearbook by CB News. Nous leur proposons une dizaine de questions au choix, et demandons des réponses plutôt « short ».
Voici Antoine Defaye, directeur de création et co-fondateur de l’agence Joga.
Racontez-nous la réussite dont vous êtes le plus fier au cours des 12 derniers mois.
Je dirais, avoir réussi à sortir un film avec Cédric Doumbè pour Pitaya, et une campagne d’affichage tactique pour Krispy Kreme et Kit Kat la même semaine. Les deux projets ne se sont pas faits sur la même temporalité, bien sûr, Pitaya représente plusieurs mois de travail alors que pour le second, on parle de quelques semaines seulement.
Mais quand on est encore une jeune agence et qu’on a deux actualités comme celles-ci au même moment, on réalise deux choses.
On a grandi.
On fait pas trop mal notre boulot.
Comment utilisez-vous et intégrez-vous l’IA dans votre agence ?
On utilise l’IA tous les jours. Pour créer, pour retoucher, pour animer, pour présenter à nos clients, pour sortir des campagnes qu’on n’a pas les moyens de filmer ou de photographier.
Tous nos créas savent prompter et utiliser les outils IA. Si bien que souvent quand on shoote, on essaie de faire aussi bien que la maquette. Le rapport maquette-shoot s’est inversé. Aujourd’hui, savoir prompter est devenu comme savoir écrire ou parler, indispensable. Mais avant la question c’est quoi le prompt, il y a toujours c’est quoi l’idée.
Que dites-vous aux personnes que vous souhaitez recruter pour les convaincre ?
Viens, on va bien s’amuser. On qualifie souvent les métiers de la com et de la pub de bullshit jobs mais est-on bien sûr de ça ? Imaginer des univers visuels, analyser des datas, suivre des tendances, en lancer, écrire des accroches, des comédies, explorer des formats… c’est plus sympa que d’être dans un bureau beige à se demander : pourquoi j’ai fait 5 ans d’école d’ingé déjà ? Je caricature évidemment. Mais une part de moi reste convaincue qu’on fait un bullshit job seulement si on décide de faire de la (emoji qui va bien).
Le second argument, c’est la jeunesse et l’indépendance. Ici, les boss sont accessibles et les briefs ouverts. Dans une structure comme la nôtre, on a beaucoup de libertés, de responsabilités, et la possibilité de vite évoluer si on travaille bien.
Comment voyez-vous votre agence dans 10 ans ?
Plus grande mais pas nécessairement plus grosse – penser à renouveler l’abonnement à la salle de sport. Bien sûr, dans 10 ans on aura un open space plus vaste, plus de talents qui y travaillent, plus de clients et j’espère plus de retainers, mais je ne nous souhaite pas de « grossir ». Une agence qui grossit devient plus politique, plus compliquée à piloter car les chaines de décisions sont plus longues. Une agence qui grandit le fait avec ses clients, raconte leur histoire dans la durée, fait grimper en skills ses talents et garde sa fraicheur quand elle se voit confier des budgets plus importants. Ensuite, ce que j’espère toujours voir dans 10 ans, c’est la légèreté. La même envie de faire des campagnes drôles, touchantes, que les clients de nos clients prennent plaisir à croiser. C’est l’essence du métier.
Source:
www.cbnews.fr





