L’inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie d’une enquête visant trois policiers du commissariat de Sarcelles (Val-d’Oise) après qu’un homme a dénoncé des violences et un viol durant sa garde à vue, a annoncé lundi 20 avril à l’Agence France-Presse (AFP) le parquet de Pontoise, confirmant une information du Parisien.
Les faits dénoncés auraient été commis vendredi 17 avril au cours de la garde à vue d’un homme arrêté pour détention de stupéfiants, a précisé le parquet.
Selon Le Parisien, cet homme, connu des services de police, affirme avoir été « frappé alors qu’il se trouvait menotté à un banc », avant d’être conduit dans les toilettes où, « à l’abri des caméras, les policiers lui auraient introduit une matraque télescopique dans l’anus ».
Le parquet de Pontoise a dit à l’AFP qu’une enquête avait été ouverte pour des faits de violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours, commis en réunion et par des personnes dépositaires de l’autorité publique, ainsi que pour viol par personne abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions.
Les trois policiers concernés n’ont pas été placés en garde à vue et doivent être entendus mardi par l’IGPN, selon une source proche du dossier à l’AFP.
Les policiers ont affirmé que le gardé à vue « se serait montré extrêmement injurieux et violent » et qu’une altercation aurait éclaté après que ce dernier se serait enfermé dans les toilettes, refusant d’en sortir, selon Le Parisien.
L’homme a été remis en liberté et les faits de détention de stupéfiants qui lui étaient reprochés ont fait l’objet d’un classement sans suite.
Source:
www.lemonde.fr





