L’armée israélienne a confirmé qu’il s’agissait de l’un de ses soldats et a annoncé l’ouverture d’une enquête.
Publié le 20/04/2026 14:44
Mis à jour le 20/04/2026 14:59
Temps de lecture : 3min
C’est une image qui a rapidement enflammé les réseaux sociaux. Diffusée le 19 avril par le journaliste palestinien Younis Tirawi, une photographie montre un soldat israélien frappant à coups de masse une statue du Christ dans le sud du Liban. L’armée israélienne a confirmé qu’il s’agissait bien de l’un de ses soldats et a annoncé l’ouverture d’une enquête. Voici ce que l’on sait.
Une image largement relayée
Le cliché, diffusé sur le réseau social X, montre un soldat en train de frapper la tête d’une statue de Jésus-Christ crucifié et tombé de sa croix avec une masse. L’image a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, atteignant plus de 9 millions de vues et suscitant de nombreuses réactions.
Selon plusieurs médias arabes, la scène se serait déroulée dans le village chrétien de Debl dans le sud du Liban, près de la frontière avec Israël. La municipalité a confirmé à l’Agence France Presse que la statue se trouvait bien dans la commune, sans pouvoir dire si elle avait été effectivement endommagée.
Une photo authentifiée par Tsahal
Après avoir vérifié l’authenticité du cliché, l’armée israélienne a confirmé dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 avril qu’il s’agissait bien de l’un de ses soldats. Elle assure prendre l’incident « très au sérieux » et annonce l’ouverture d’une enquête. « Des mesures appropriées seront prises à l’encontre des personnes impliquées », précise Tsahal, insistant sur le fait que ces actes ne correspondent pas aux valeurs attendues de ses soldats. L’armée israélienne affirme également vouloir « aider la communauté à remettre la statue en place ». Elle précise n’avoir « aucune intention de porter atteinte aux infrastructures civiles, y compris aux édifices religieux ou aux symboles religieux ».
Un incident condamné politiquement
Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou a réagi à l’incident, en déclarant avoir « été consterné et attristé d’apprendre qu’un soldat de Tsahal avait endommagé une icône religieuse catholique au Sud-Liban ». « Je condamne cet acte avec la plus grande fermeté », a poursuivi le chef du gouvernement, assurant qu’une enquête criminelle était en cours et que des sanctions seraient prises.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a dénoncé sur le réseau social X un acte « odieux » le qualifiant de « grave et honteux ». « Nous présentons nos excuses pour cet incident et à tous les chrétiens dont les sentiments ont été blessés », a-t-il déclaré. Il a annoncé que des sanctions seraient prises contre les responsables de cet acte.
Benyamin Nétanyahou a également insisté sur le fait qu’Israël était selon lui « le seul endroit au Moyen-Orient qui garantit la liberté de culte pour tous » et a exprimé ses « regrets pour cet incident et pour toute blessure causée aux croyants au Liban et dans le monde ».
Un contexte de cessez-le-feu fragile
Cet épisode intervient alors que les forces israéliennes contrôlent plusieurs secteurs du sud du Liban, après l’entrée en guerre du Hezbollah le 2 mars, en réaction à l’offensive israélo-américaine contre l’Iran. Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 16 avril au soir, mais la situation reste fragile sur le terrain. Des destructions de maisons ont encore été signalées ces derniers jours, dans une région marquée par des affrontements réguliers.
Source:
www.franceinfo.fr





