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Marine Tondelier dénonce "le bal des égos irréconciliables" et continue de défendre la primaire de gauche


Publié le 22/04/2026 23:39



Mis à jour le 23/04/2026 00:14

Temps de lecture : 5min – vidéo : 6min

Invitée sur le plateau du 20h, mercredi 22 avril, Marine Tondelier est revenue sur le projet de la primaire de gauche, critiqué par certaines personnalités politiques. Elle dénonce des « tentatives de sabotage » et continue de défendre une candidature commune en amont de la présidentielle de 2027.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Candidate à une hypothétique primaire de gauche, Marine Tondelier est reçue par Jean-Baptiste Marteau sur le plateau du 20h, mercredi 22 avril. La cheffe de file des Écologistes revient sur ce projet d’élection d’un candidat unique de gauche pour l’Élysée, attendue en octobre prochain et loin de faire l’unanimité.

Jean-Baptiste Marteau : La seule solution, vous dites, c’est de passer par cette primaire, mais elle a quand même un peu de plomb dans l’aile. Il y a plein d’initiatives qui se montent ici ou là, y compris même par Yannick Jadot, qui était votre candidat à la dernière élection présidentielle. Est-ce qu’il y aura vraiment une primaire au mois d’octobre prochain ?

Marine Tondelier : Je pense qu’il y a beaucoup de personnes, et c’est logique dans la période, qui sont un peu perdues. Et moi, je ne reproche pas aux gens d’être perdus. Par contre, celles et ceux qui veulent nous faire perdre, ça, je ne le laisserai pas faire, parce que certaines choses que je vois et que j’entends à gauche ressemblent à des tentatives de sabotage. J’ai écrit un manuel qui s’appelle « Ce que nous vous devons », vous le trouverez sur mon site, c’est gratuit, où je liste toutes les raisons pour lesquelles cette primaire me paraît indispensable. Je pense qu’on est dans un moment de crise immense et que dans ce moment de crise, un camp qui paraît petit face aux grandes crises se condamnerait à devenir inaudible et donc inutile et enfin remplaçable. C’est ça qui va nous arriver en réalité et nos électeurs méritent bien mieux. D’ailleurs, 89 % d’entre eux, chez les écologistes, veulent une primaire, 87 % des socialistes, je le dis aux opposants d’Olivier Faure, et 86 % de tous les électeurs de gauche et écologistes.

Sauf que de très nombreux responsables politiques de gauche n’en veulent pas ou en tout cas font tout pour la plomber.

Beaucoup d’hommes d’ailleurs, vous avez remarqué.

Peut-être, mais ils font tout en tout cas pour la plomber, cette primaire. S’il n’y a pas de primaire, il y aura un bulletin Marine Tondelier dans un an à la présidentielle ?

Les gens qui organisent en ce moment le bal des égos irréconciliables commettent une erreur grave, historiquement, politiquement, parce que c’est un cadeau formidable fait à nos adversaires. Et moi, je ne suis pas là pour vous dire, une fois qu’ils nous auront mis dans l’impasse et qu’il n’y aura plus de solution, ce que je ferai. Je suis là pour vous dire comment là maintenant, avec les écologistes, nous nous battons pour que cette primaire ait lieu. Parce que ça fait deux élections déjà que la gauche n’est pas au deuxième tour. Et ce que nous devons à nos électrices et à nos électeurs, c’est de les représenter fièrement jusqu’au premier, jusqu’au deuxième tour et jusqu’à l’Élysée. On a besoin de changer leur vie, vraiment. Moi, j’ai proposé à nos partenaires 21 propositions qui mettront tout le monde d’accord. Il y a une convergence des luttes que les électeurs soient insoumis, communistes, socialistes, écologistes. Ils veulent de l’environnement, ils veulent de la justice sociale, ils veulent de la sécurité qu’on leur propose.

Vous dites que ça fait deux présidentielles que la gauche n’est pas au second tour, donc on va vers une troisième bis repetita s’il n’y a pas de primaire, s’il y a trop de candidats à gauche ?

Ça paraît assez inévitable. Oui, c’est même mathématique et nous ne le laisserons pas faire.

Hier, en conférence de presse, vous avez dit : « Là où est partie LFI, on ne peut pas la suivre. » Plus question de discuter avec les Insoumis. C’est un divorce qui est réconciliable, définitif, et Jean-Luc Mélenchon ?

Je ne commente plus sur Jean-Luc Mélenchon parce qu’il y a une obsession de tout le monde et je pense qu’on perd du temps à parler de ça. Ce que je peux vous dire c’est qu’il y a un scénario où les écologistes peuvent soutenir quelqu’un d’autre qu’un écologiste à la présidentielle. C’est le scénario où cette personne aurait gagné la primaire de la gauche et des écologistes. Si les électeurs de gauche et écologistes réclament une personne, c’est quand même eux qui votent à la fin. Cette personne devient donc légitime à être soutenue par tout le monde, à construire une équipe, à mettre en place un projet. C’est ce à quoi moi j’aspire, c’est ce à quoi les écologistes aspirent. On a une candidature, un programme, vous pouvez aller consulter sur mon site, nos 500 propositions. Vous pouvez même y contribuer, c’est très démocratique. Eh bien, on est démocratiques dans la manière dont on fait notre programme et on est démocratiques dans la manière dont on choisira le candidat. Vous savez, la démocratie, ce n’est pas que pour les autres et ce n’est pas que pour la sixième République, demain. J’entends beaucoup de responsables politiques parler de plus démocratie à gauche, sauf pour choisir leur candidat.

Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.


Source:

www.franceinfo.fr

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