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Loi Yadan : Aurore Bergé dénonce "la masse de désinformation, la vague de haine et de cyberharcèlement" que le débat autour du texte provoque

Sans le soutien d’une partie du bloc central, la proposition de loi Yadan voit ses chances d’adoption se réduire, tandis que son examen, prévu jeudi et vendredi, est rendu incertain par l’obstruction des Insoumis.


Publié le 16/04/2026 08:49



Mis à jour le 16/04/2026 08:57

Temps de lecture : 2min

Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, le 16 avril 2026. (CAPTURE D’ECRAN / RADIO FRANCE)

Le débat autour de la proposition de loi Yadan provoque une « masse de désinformation » et une « vague de haine et de cyberharcèlement », dénonce Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations, sur franceinfo jeudi 16 avril. Poussé par le gouvernement, ce texte qui sera examiné jeudi et vendredi par l’Assemblée, ambitionne de lutter contre les nouvelles formes d’antisémitisme, parfois dissimulées derrière l’antisionisme.

Parler d’un génocide à Gaza ne tombera pas « sous le coup de la loi », assure-t-elle. Cette loi n’interdira pas non plus « toute critique du gouvernement israélien de la politique portée par Benyamin Nétanyahou », mais punira seulement « l’appel à la destruction d’un Etat reconnu par la République française ». « En éradiquant un État, on éradique un peuple », ajoute Aurore Bergé. La loi vise à régler « un défaut de caractérisation de ce qu’est devenu l’antisémitisme » aujourd’hui.

L’antisionisme, selon la ministre, revient à « considérer qu’il n’y a pas de légitimité à l’existence de l’État d’Israël, c’est considérer qu’il ne devrait pas y avoir un seul état refuge au monde pour les juifs. Si ça, ça n’est pas caractéristique de l’antisémitisme, qu’est-ce que cela veut dire ? », s’interroge-t-elle.

Aurore Bergé précise que la loi ne punira pas seulement les appels à la destruction d’Israël, mais de tous « les États reconnus par la France », y compris la Palestine : « Le mot ‘Israël’ figure dans l’exposé des motifs, mais il ne figure pas dans les articles, c’est-à-dire qu’il ne figure pas dans les outils qui seraient à disposition des magistrats ».

Mercredi, la pétition contre la proposition de loi de la députée Caroline Yadan visant à lutter contre les « formes renouvelées » d’antisémitisme, signée par plus de 700 000 personnes, avait été classée par les députés, qui ont choisi de ne pas examiner cette pétition à l’Assemblée nationale.


Source:

www.franceinfo.fr

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