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Libye: nouvelles tensions au sommet de l'État à Tripoli

En Libye, un nouvel épisode de tension se fait jour au sommet de l’État. Une lutte pour le pouvoir est engagée depuis plusieurs semaines entre le chef du Conseil présidentiel, Mohammed el-Menfi, et le chef du gouvernement sortant Abdelhamid Dbeibeh à Tripoli. Cette fois-ci le différend porte non seulement sur des nominations diplomatiques et les prérogatives de chaque instance, mais aussi sur la nomination du chef de la diplomatie. Un bras de fer est engagé entre les deux responsables.

Publié le : 21/04/2026 – 03:13


2 min Temps de lecture

Cette nouvelle tension politique a commencé en Libye, ce dimanche 19 avril, quand Mohammed el-Menfi, le président du Conseil présidentiel a adressé une lettre officielle au Premier ministre Dbeibah, lui affirmant qu’il revient à son institution de nommer les ambassadeurs à l’étranger et non pas à la personne chargée du ministère des affaires étrangères. 

Dans la même lettre, le Conseil présidentiel exige du Premier ministre, qu’il présente un candidat officiel à ce poste en respectant les règles en vigueur. Il annonce également suspendre le chargé du ministère ainsi que toutes ses décisions, « surtout celles en rapport avec des questions souveraines ». 

Le poste de ministre des Affaires étrangères est vacant en Libye depuis l’été 2023. Un chargé de ce ministère avait été nommé par le Premier ministre en remplacement de Najla el-Mangoush limogée après sa rencontre avec son homologue israélien à Rome et au tollé qu’elle avait suscité. 

Ces luttes d’influence se sont accentuées en Libye depuis les fuites récentes sur un plan proposé par Washington pour réunifier l’exécutif disputé par deux gouvernements parallèles. Dans ce plan, Masaad Boulos, l’envoyé spécial américain pour l’Afrique aurait proposé que l’un des fils du maréchal Khalifa Haftar prenne la tête du Conseil présidentiel contre le maintien de Dbeibah au pouvoir comme Premier ministre d’un gouvernement unifié.

Plusieurs analystes et chefs de partis politiques libyens reprochent au texte de l’accord politique de 2021 d’être resté flou sur les missions de chaque instance, ouvrant la porte aux interprétations et aux luttes d’influence.

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Source:

www.rfi.fr

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