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La Zlecaf œuvre à la construction d'une économie numérique panafricaine commune

En 2020, la Société financière internationale – la branche secteur privé de la Banque mondiale – et Google ont estimé que l’économie numérique africaine pourrait atteindre 712 milliards de dollars, soit 8,5 % du PIB d’ici à 2050. La zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) doit permettre de favoriser ces échanges et de les sécuriser. Avec un protocole signé en 2024, l’organisation panafricaine travaille actuellement à l’accélération de sa mise en œuvre.

Dans le domaine de l’économie numérique, le continent africain dispose déjà de ses champions. « Un certain nombre de pays ont déjà harmonisé leurs réglementations. Par exemple, l’Afrique du Sud, le Kenya, le Nigeria, l’Égypte et le Ghana », met en avant Talkmore Chidede, expert du commerce numérique au secrétariat de la Zlecaf. En mission à Bruxelles dans le cadre d’une mission technique conjointe, il concède cependant que les défis ne manquent pas. « En Afrique, nous sommes face à une situation unique. Nous travaillons avec 55 États membres qui ont différents niveaux de développement, de langues, de systèmes juridiques. Et nous avons réussi à les rassembler. Et maintenant, en termes de défis, ce à quoi nous sommes confrontés, nous avons toutes ces disparités en termes d’infrastructures, en termes d’harmonisation réglementaire », détaille-t-il.

En déplacement en Belgique, il souligne qu’il a fallu deux décennies à l’Union européenne pour s’acquitter de ces tâches « Mais en Afrique, nous ne comptons pas prendre 25 ans », assure Talkmore Chidede. Nshuti Mbabazi est la directrice de « Better than cash alliance » – une organisation hébergée par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Elle promeut la transition vers l’économie numérique. Pour elle, la Zlecaf peut s’inspirer de l’Union européenne dans des secteurs très précis : « Il y a de grands domaines de collaboration, comme la cybersécurité, la gestion de la fraude, les paiements numériques, l’identification numérique, de sorte que nous puissions réaliser en Afrique les mêmes choses. En Belgique, par exemple, vous pouvez acheter un soda au distributeur que vous payez avec votre compte qui est en France. C’est ce que nous pouvons réaliser en Afrique. »

Un travail avec la Commission européenne qui vise à échanger dans des domaines techniques tels que la gouvernance numérique, l’interopérabilité ou encore les flux de données transfrontaliers. Les objectifs sont eux très pratiques. « Il s’agit simplement de faire en sorte que lorsque je quitte le Malawi par exemple pour aller au Ghana, je puisse utiliser mon compte du Malawi pour payer au Ghana sans avoir besoin d’y ouvrir un nouveau compte », explique l’experte. Reste également des défis très concrets qui vont du manque d’infrastructures tel que les centres de données par exemple au prix des datas encore très élevé dans certains pays.

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Source:

www.rfi.fr

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