- Advertisement - spot_imgspot_img
AccueilSociétéLe gouvernement veut mettre fin aux "exonérations massives" des droits d'inscriptions à...

Le gouvernement veut mettre fin aux "exonérations massives" des droits d'inscriptions à l'université pour les étudiants étrangers

La majorité des étudiants extracommunautaires seront appelés à s’acquitter de droits d’inscription fixés à 2 895 euros par an en licence, contre 178 euros aujourd’hui, et 3 941 euros en master, contre 254 euros.


Publié le 20/04/2026 21:34

Temps de lecture : 2min

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste, quitte l’Elysée à Paris, le 15 avril 2026. (LUDOVIC MARIN / AFP)

« Les universités ne pourront plus édicter des exonérations massives, elles seront réservées à des cas très précis. » Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, veut faire appliquer strictement les droits d’inscription différenciés pour les étudiants extracommunautaires dans les universités françaises, instaurés en 2019 mais jusqu’ici peu effectifs, a-t-il annoncé dans un entretien au Parisien, lundi 20 avril. « Nous revenons aux principes fondamentaux et à la loi qui a été un peu contournée ces dernières années. La règle, ce sont les droits différenciés, et l’exception c’est l’exonération », a rappelé le ministre en dévoilant les contours d’un nouveau plan baptisé « Choose France For Higher Education », destiné à renforcer l’attractivité de l’enseignement supérieur français.

La possibilité de moduler les droits d’inscription avait été introduite par la stratégie « Bienvenue en France » en 2019, mais reste peu appliquée par les établissements. « Même si ça progresse chaque année, nous sommes à seulement 10% d’étudiants extracommunautaires qui paient les droits différenciés », a précisé Philippe Baptiste. Concrètement, la majorité des étudiants extracommunautaires seront donc appelés à s’acquitter de droits d’inscription fixés à 2 895 euros par an en licence, contre 178 euros aujourd’hui, et 3 941 euros en master, contre 254 euros. « C’est seulement 30% du coût de la formation », a insisté le ministre, soulignant que ces frais restent très inférieurs à ceux pratiqués dans d’autres grandes destinations universitaires, comme les Etats-Unis ou le Royaume-Uni.

Des mécanismes de compensation resteront toutefois en place. Les meilleurs profils pourront bénéficier de bourses et chaque université conservera la possibilité d’exonérer jusqu’à 10% de ses étudiants extracommunautaires, notamment dans le cadre d’accords de coopération avec des établissements étrangers qui prévoient des exonérations réciproques. « La mesure va se mettre progressivement en place, et ne concernera pas les étudiants en cours de cycle », a assuré le ministre. A terme, d’ici deux à trois ans, la mesure pourrait rapporter environ 250 millions d’euros par an aux universités, selon lui.


Source:

www.franceinfo.fr

Annonce publicitairespot_img

Derniers articles

Annonce publicitairespot_img