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"La France, c'est fini pour moi", déclare l'écrivain Boualem Sansal, dénonçant des "insultes" à son égard

Il est entré à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, alors qu’une polémique enfle, en France, dans le monde de l’édition.


Publié le 25/04/2026 15:26



Mis à jour le 25/04/2026 15:26

Temps de lecture : 2min

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal lors d’un entretien avec l’AFP, le 24 avril 2026 à Bruxelles (Belgique). (JOHN THYS / AFP)

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal est entré à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, samedi 25 avril. Cette distinction, avait-il expliqué la veille à l’AFP, lui « donne de la force » après son éprouvante année d’emprisonnement en Algérie. L’octogénaire suit toujours un traitement médical en région parisienne pour plusieurs pathologies lourdes. Mais « je déteste Paris, je ne pense pas que je vais rester en France », relevait-il au cours de cet entretien.

Plusieurs médias lui ont demandé de préciser sa pensée, en marge de la cérémonie organisée à Bruxelles. « La France, c’est fini pour moi, il me reste quelques mois à tirer dans ce pays et je me tire », a réitéré Boualem Sansal, interrogé par LCI. « J’ai quelques années à vivre, tranquille, je vais aller je ne sais pas où, si les Belges veulent de moi ou ailleurs… J’écris des livres… Ils veulent les publier, ils les publient, ils ne le veulent pas, ils ne les publient pas et puis c’est tout. »

« Mais c’est fini, la France pour moi c’est fini. »

L’écrivain Boualem Sansal

interrogé par LCI

Boualem Sansal s’est également exprimé plus en longueur, auprès du Figaro. « Pourquoi rester en France avec toutes ces attaques que je subis matin et soir ? », s’interroge-t-il notamment, dénonçant des « insultes » qui ont remplacé les « critiques ». S’il estime que « les Français sont adorables », il dénonce en revanche « le problème d’une poignée d’oligarques de la pensée, de petits dictateurs de bureau ».

L’écrivain de 81 ans, toutefois, ne cite pas les noms des personnes qu’il met en cause. « C’est pire que la dictature en Algérie », ajoute-t-il un peu plus loin. « Ils sont en train d’exercer sur moi une dictature de la pensée. » Boualem Sansal n’a pas livré davantage de détails sur son projet de départ, ni fixé d’échéance. « Je vais partir. J’irai en Suisse, en Belgique… Et de là-bas, je continuerai à critiquer à longueur de journée. »

Le monde parisien de l’édition est en plein remous depuis l’arrivée de Boualem Sansal chez Grasset, une maison contrôlée par le groupe Hachette de Vincent Bolloré. L’écrivain a quitté le mois dernier son éditeur historique, Gallimard, et son arrivée chez Grasset coïncide avec le départ du PDG de cette maison, Olivier Nora, considéré par de nombreux auteurs comme un « licenciement » décidé par le milliardaire conservateur. « Je n’ai jamais rencontré [Vincent Bolloré], je ne connais pas ce monsieur », avait réagi Boualem Sansal, auprès de l’AFP. « Il n’a pas besoin de moi, je n’ai pas besoin de lui. »


Source:

www.franceinfo.fr

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