Seul candidat à sa succession, il a notamment insisté sur la nécessité de rajeunir ses troupes de la centrale syndicale lors du 26e congrès organisé à Dijon (Côte-d’Or).
Publié le 25/04/2026 17:10
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Frédéric Souillot a été réélu au poste de secrétaire général de FO pour un deuxième mandat, jusqu’en 2030, selon les résultats communiqués par le syndicat, samedi 25 avril à Dijon (Côte-d’Or). Le Comité confédéral national a accordé 98,06% des suffrages à ce Bourguignon, seul en lice pour sa succession, au lendemain de la cinquième et ultime journée du congrès de la centrale à Dijon. Après un diplôme de pâtissier-confiseur-chocolatier décroché à 16 ans, Frédéric Souillot avait été employé chez Thomson puis Schlumberger, avant de rejoindre FO (1994), la fédération des métallurgistes (2008) et d’entrer au bureau confédéral (2015).
« Notre priorité doit être le développement », avait martelé le dirigeant sortant de 58 ans dans son discours de clôture, appelant les militants à « agir quotidiennement pour l’amélioration des droits des travailleurs, pour protéger notre protection sociale collective ». L’enjeu est important. FO, troisième centrale syndicale, est désormais talonnée par le syndicat des cadres, la CFE-CGC, selon la mesure d’audience établie en 2025 et résultant des derniers scrutins.
Sur la feuille de route de l’équipe dirigeante figurent le développement chez les cadres, le rajeunissement de sa base, l’indépendance face aux partis politiques avant l’élection présidentielle de 2027, voire des législatives, et la défense des services publics. Outre le secrétaire général, ce comité a aussi désigné vendredi les différentes instances de Force ouvrière (commission exécutive, bureau, trésorier). Les quelque 3 000 délégués ont aussi largement voté, jeudi, les rapports d’activité et de trésorerie de la mandature close (2022-2026), avec respectivement 81% et près de 94% des suffrages, selon les données de l’organisation.
Certains délégués, lors du congrès, ont parfois accusé Frédéric Souillot de « connivence » avec le RN lors du congrès. « Je suis, nous sommes antifascistes, attachés à la démocratie et à la République unie et indivisible ! », avait clamé jeudi le dirigeant de FO. « Nous sommes tous ici antiracistes, antixénophobes, contre l’antisémitisme, anti-islamophobes et contre toute idéologie de rejet de l’autre. » A un an de l’élection présidentielle, le leader syndical n’ira pas plus loin et ne compte pas appeler à voter pour un parti ou un autre. Il a demandé aux militants de « rester (…) libres et indépendants. Indépendants face au pouvoir exécutif et à toutes les forces politiques qui tentent de nous diviser ».
Source:
www.franceinfo.fr





