“La Vénus électrique”, de Pierre Salvadori, sera projeté en ouverture, et on connaît la plus grande partie de la Sélection. Retrouvez toutes les informations sur la 79ᵉ édition du Festival de Cannes.
L’affiche 2026 du Festival. Festival de Cannes
Publié le 22 avril 2026 à 09h34
Mis à jour le 22 avril 2026 à 16h22
La 79ᵉ édition du Festival international du film de Cannes aura lieu du 12 au 23 mai 2026. Les Palmes d’or d’honneur, le président du jury, les sélections… Télérama vous dit tout, au fur et à mesure des annonces.
“Thelma et Louise” pour l’affiche 2026
L’avant-première mondiale du film de Ridley Scott s’était tenue à Cannes il y a trente-cinq ans, Thelma et Louise est désormais à l’honneur sur l’affiche officielle. « Des thématiques avant-gardistes en 1991 traversent Thelma et Louise et résonnent encore fortement aujourd’hui », souligne le communiqué de presse.
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La sélection de la Quinzaine des cinéastes dévoilée
Quentin Dupieux, Mélanie Thierry, Radu Jude, Alain Cavalier… Courts et longs métrages, documentaires, animation… Les vingt-huit films qui participeront à la Quinzaine des cinéastes ont été révélés, voilà le programme.
La sélection de l’Acid dévoilée
Mauvaise Étoile, de Lola Cambourieu et Yann Berlier, Barça Zou, de Paul Nouhet… Neuf films, dont trois documentaires, concourront dans la sélection parallèle réputée défricheuse de l’Acid (l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion). Sa déléguée générale, Pauline Ginot, nous détaille le programme.
La Sélection officielle dévoilée
Le jeudi 9 avril, à un mois du lancement des festivités, la présidente Iris Knobloch et son délégué général Thierry Frémaux ont dévoilé les premiers noms de la Sélection officielle. Parmi la vingtaine de films en compétition pour succéder à Un simple accident, la Palme d’or 2025, figurent notamment les nouveaux longs métrages de Pedro Almodóvar, Arthur Harari, Léa Mysius, Hirokazu Kore-eda ou Asghar Farhadi.
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John Travolta de retour sur la Croisette… comme réalisateur
John Travolta fera son retour au festival de Cannes cette année, en tant que… réalisateur. La star hollywoodienne présentera en effet, à Cannes Première, son premier long métrage, Vol de nuit pour Los Angeles, l’adaptation de son propre roman, Propeller One-Way Night Coach, paru en 1997 (non traduit en français). Inspiré des souvenirs d’enfance de John Travolta, et, plus particulièrement, de son premier vol en avion, « le récit se déroule comme un voyage nostalgique dans l’âge d’or de l’aviation commerciale », précise le Festival de Cannes, qui rappelle que le comédien est « passionné d’aviation depuis son plus jeune âge et pilote professionnel chevronné ». Réalisé, écrit et narré par John Travolta lui-même, Vol de nuit pour Los Angeles sera mis en ligne sur Apple TV le 29 mai 2026.
“La Vénus électrique”, film d’ouverture
C’est officiel, Pierre Salvadori et son ambitieuse comédie romantique en costumes La Vénus électrique feront l’ouverture du festival, à la veille d’une sortie en salles prévue le 13 mai. Au casting, on retrouve Pio Marmaï (pour la quatrième fois devant la caméra du réalisateur), les actrices Anaïs Demoustier et Vimala Pons, mais aussi Gilles Lellouche et Gustave Kervern dans le décor du Paris des années folles. Le film succède à Partir un jour, premier film d’Amélie Bonnin, qui avait ouvert le 78e Festival de Cannes.
Claire Denis, Carrosse d’or 2026
Côté Quinzaine des Cinéastes, la cérémonie d’ouverture sera marquée par la remise du Carrosse d’or 2026 à la cinéaste Claire Denis. Ce prix, créé par la Société des réalisatrices et réalisateurs de films (SRF) il y a 24 ans, célèbre un ou une cinéaste dont la liberté de regard et la force de mise en scène ont marqué le cinéma. « De Chocolat à Stars at Noon, de Beau Travail à High Life, [les films de Claire Denis] offrent un cinéma qui respire, qui touche et qui interroge, où chaque plan devient terrain d’expérience et d’émotion, et où le monde se laisse regarder dans sa complexité et sa force », assurent les réalisateurs de la SRF.
Eye Haïdara, maîtresse des cérémonies
Eye Haïdara, révélée au grand public par son rôle d’organisatrice de cérémonies dans Le Sens de la fête, d’Éric Toledano et Olivier Nakache (2017), sera… la maîtresse des cérémonies d’ouverture et de clôture du 79e Festival de Cannes, les 12 mai et 23 mai 2026, ont annoncé les diffuseurs France Télévisions et Brut dans un communiqué publié mercredi 25 mars. Venue du théâtre, l’actrice de 43 ans a débuté au cinéma en 2007 dans Regarde-moi, d’Audrey Estrougo, qu’elle retrouve en 2016 dans La Taularde aux côtés de Sophie Marceau, après un passage chez Jean-Luc Godard en 2008. Elle enchaîne ensuite les collaborations avec Michel Leclerc, Cédric Klapisch ou Michel Hazanavicius, et rejoint en 2022 la série En thérapie, sur Arte. Elle joue actuellement dans La Maison des femmes, de Mélisa Godet, et sera prochainement à l’affiche de Mata, de Rachel Lang (le 27 mai), et de L’Objet du délit, d’Agnès Jaoui.
Barbra Streisand, Palme d’or d’honneur
L’actrice, réalisatrice, productrice, scénariste, chanteuse et autrice-compositrice Barbra Streisand, révélée par la comédie musicale Funny Girl dans les années 1960, recevra une Palme d’or d’honneur lors de la cérémonie de clôture du 79e Festival de Cannes, le samedi 23 mai 2026, ont annoncé les organisateurs mercredi 11 mars.
Barbra Streisand, comme le rappelle le Festival dans un communiqué, c’est 19 interprétations (dont celle, mythique, d’une activiste de gauche sous le maccarthysme dans le superbe Nos plus belles années, de Sydney Pollack, aux côtés de Robert Redford) et 3 réalisations, 2 Oscars et la première femme à recevoir celui de la meilleure chanson originale en 1977, 11 Golden Globes et la première femme à remporter celui de la meilleure réalisation en 1984, pour Yentl. Sans oublier, côté musique, 37 albums studio, 13 bandes originales et 10 Grammy Awards !
Dans un milieu du divertissement particulièrement machiste, cette artiste est parvenue à s’imposer comme productrice, puis réalisatrice avec Yentl (1983), un récit d’émancipation et de travestissement au sein d’une communauté juive orthodoxe. Un film pionnier : c’était la première fois que Hollywood accordait un budget de production aussi important à une femme cinéaste.
« Star planétaire, Barbra Streisand est avant tout une artiste, initiant des projets qui lui ressemblent, qui lui appartiennent et qu’elle aura partagés avec le monde entier, déclare le délégué général du Festival, Thierry Frémaux. Elle est la synthèse légendaire entre Broadway et Hollywood, entre la scène du music-hall et le grand écran de cinéma. »
Peter Jackson, Palme d’or d’honneur
Le cinéaste néozélandais Peter Jackson (Le Seigneur des anneaux, King Kong) recevra une Palme d’or d’honneur lors de la cérémonie d’ouverture du 79e Festival de Cannes le 12 mai 2026, ont annoncé jeudi 5 mars les organisateurs. Il y a vingt-cinq ans presque jour pour jour, déjà dans le Grand Théâtre Lumière du Palais des festivals, vingt-six minutes ont changé la vie du réalisateur alors plutôt confidentiel : la diffusion en exclusivité sept mois avant sa sortie des premières images du Seigneur des anneaux : La communauté de l’anneau, le début de la saga cinéma aux 17 Oscars, adaptation des romans de J.R.R. Tolkien.
« Le cinéma de la démesure est sa marque de fabrique et son art total du divertissement particulièrement ambitieux », a déclaré le délégué général du Festival, Thierry Frémaux, qui estime qu’il y a « clairement un avant et un après Peter Jackson ». Depuis douze ans, et Le Hobbit : La bataille des cinq armées, Peter Jackson, 64 ans, n’a plus produit de cinéma de fiction et s’est consacré à des formats documentaires, profondément marqué par la mort soudaine de son chef opérateur, Andrew Lesnie. Cette mort « a changé mon parcours créatif », a-t-il expliqué cette année dans une vidéo.
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Peter Jackson, l’héroïque fantaisiste
Park Chan-wook président du jury
C’est une première pour le cinéma coréen : le cinéaste Park Chan-wook, 62 ans, sera le président du jury du 79e Festival de Cannes, ont annoncé les organisateurs jeudi 26 février. « L’inventivité de Park Chan-wook, sa maîtrise visuelle et son penchant à capturer les multiples pulsions de femmes et d’hommes aux destins étranges ont offert au cinéma contemporain des moments d’anthologie, ont déclaré dans un communiqué Iris Knobloch, la présidente du Festival, et Thierry Frémaux, son délégué général. Nous nous réjouissons de célébrer son immense talent, et plus largement ce cinéma total d’un pays ancré dans les questionnements de notre époque. »
Réalisateur vedette en Corée du Sud dès son troisième long métrage, Joint Security Area (2000), Park Chan-wook doit beaucoup au Festival de Cannes, qui lui a permis de prendre une envergure internationale en 2004 avec le Grand Prix du jury accordé à Old Boy, le deuxième volet de sa trilogie sombre et violente autour de la vengeance. Deux autres de ses films ont également été primés sur la Croisette, même si Mademoiselle, peut-être son chef-d’œuvre, en est reparti bredouille en 2016 : entre romance et vampires, Thirst, ceci est mon sang a reçu le Prix du jury en 2009, et Decision to Leave, polar au romantisme noir, en partie inspiré par Vertigo, d’Alfred Hitchcock (le film fétiche de Park Chan-wook), a été auréolé du Prix de la mise en scène en 2022. Aucun autre choix, son douzième long métrage, est sorti le 11 février : adapté du roman Le Couperet (1997), de Donald E. Westlake, c’est un polar social qui suit un homme au chômage, décidé à tuer ses potentiels concurrents pour décrocher un emploi.
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“Aucun autre choix”, de Park Chan-Wook : une comédie noire déjantée, après une première partie un peu sage
Source:
www.telerama.fr





