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Hubble n’a toujours pas dit son dernier mot : ces nouvelles images pour son anniversaire frappent fort

Nous sommes en 2026, le télescope Hubble que la navette spatiale de la Nasa avait injecté sur une orbite autour de la Terre dans l’espace en 1990 a effectué plus de 1,7 million d’observations à ce jour avec son miroir de 2,4 mètres de diamètre et ses instruments capables de former des images et des spectres de l’ultraviolet au proche infrarouge.

Avec lui près de 29 000 astronomes ont conduit des programmes de recherche permettant de réaliser des découvertes majeures dans bien des domaines de l’astrophysique et de la cosmologie, des exoplanètes aux trous noirs.


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Même s’il s’arrêtait de fonctionner demain, les données qu’il a collectées et qui sont archivées permettraient encore de faire des découvertes significatives dans les années à venir.

Cet épisode de Space Sparks met en lumière une variété d’images qui ont été diffusées tout au long des 36 années d’exploitation de Hubble. © ESA/Hubble, Nasa, STScI, N. Bartmann (ESA/Hubble), N. Bartmann (ESA/Hubble), R. Indebetouw, M. Monelli, J. Dalcanton, Dark Energy Survey/DOE/FNAL/DECam/CTIO/NOIRLab/NSF/AURA, C. Murray, J. Maíz Apellániz, R. J. Foley (UC Santa Cruz), C. Kilpatrick, G. Duchêne, ESA Euclid/Euclid Consortium/NASA/Q1-2025, J.-C. Cuillandre & E. Bertin (CEA Paris-Saclay), Z. Tsvetanov, M. J. Koss, A. J. Barth, M. Postman, P. Kelly

Des observations encore plus impressionnantes du cosmos

Pour le 36e anniversaire de Hubble, l’ESA et la Nasa ont mis plusieurs vidéos en ligne exposant ses accomplissements depuis les dernières décennies et les découvertes et observations de l’année passée.

L’une d’elles a consisté à regarder de nouveau une petite portion d’une région de formation d’étoiles située à environ 5 000 années-lumière du Soleil dans la constellation du Sagittaire, connue sous le nom de nébuleuse Trifide. En comparant avec les observations faites en 2027, on constate alors que cette nébuleuse a évolué depuis lors sur des échelles de temps incroyablement courtes à l’échelle cosmique où l’on pourrait prendre comme unité d’échelle de temps et comme sur Terre, le million d’années.

Messier 20, alias nébuleuse Trifide, révèle la délicatesse de ses pétales grâce à des clichés réalisés par R. Hannahoe en Australie, assemblés et traités par Robert Gendler. Crédit R. Gendler

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Une image exceptionnelle de Messier 20, la fleur céleste


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Dans un communiqué conjoint de l’ESA et de la Nasa, on apprend ainsi que « la 36e année de fonctionnement de Hubble a également permis de réaliser des observations encore plus impressionnantes du cosmos. Parmi celles-ci figurent la région de formation d’étoiles N11 dans le Grand Nuage de Magellan, les coquilles de poussière d’étoiles qui composent la nébuleuse de l’Œuf, la nébuleuse de l’Œil de Chat en collaboration avec l’instrument Euclid de l’ESA, et une toute nouvelle image de la célèbre nébuleuse du Crabe. Hubble a également révélé le cœur incandescent de M82, les galaxies spirales tourbillonnantes UGC 11397 et Arp 4, les anneaux de poussière autour de la galaxie NGC 7722, les étoiles scintillantes de l’amas globulaire NGC 1786 et l’immense amas de galaxies Abell 209 ». 

Survolez la nébuleuse Trifide grâce à l’image du télescope spatial Hubble (Nasa-ESA). La vidéo « flotte » au-dessus des crêtes de gaz et de poussière et remonte vers Herbig-Haro 399, au sommet d’un nuage brun évoquant une tête à cornes. La fine ligne irrégulière pointant vers la gauche provient des éjections d’une étoile en formation. À sa gauche se dessine un petit pilier peu visible. La majeure partie du gaz et de la poussière qui le composaient a été dispersée, mais la matière la plus dense à son sommet persiste. © Vidéo : Nasa, ESA, STScI ; Leah Hustak et Christian Nieves (STScI) ; Traitement d’image : Joseph DePasquale et Alyssa Pagan (STScI) ; Image additionnelle : Télescope Subaru (NAOJ) ; Martin Pugh et Robert Gendler ; Remerciements particuliers : Greg Bacon, James Muzerolle, Frank Summers (STScI)Musique : « The Coastal Highway » par S&D Productions

Un nouveau zoom sur la nébuleuse Trifide

L’observation de la nébuleuse Trifide (également connue sous le nom de Messier 20 ou M20) par Hubble nous révèle l’influence de la pression du rayonnement ultraviolet des jeunes étoiles massives.

Ce rayonnement intense sculpte la nébuleuse en érodant et en comprimant le nuage de gaz et de poussière de cette pouponnière stellaire, née il y a au moins 300 000 ans. Ces jeunes étoiles massives finiront par exploser en supernovae, provoquant l’effondrement par compression de certaines des régions de Messier 20, selon un scénario similaire à celui à l’origine du Système solaire.

nébuleuse trifide hubble NASA, ESA, STScI. Image processing J. DePasquale (STScI)
À gauche, une vue complète de la nébuleuse Trifide (Messier 20 ou M20) capturée par l’observatoire Vera C. Rubin (NSF-DOE) au Chili. Un rectangle blanc dans la partie inférieure gauche de la zone rose indique la région ciblée par le télescope spatial Hubble (Nasa-ESA), et la nouvelle image de Hubble est présentée à droite. Le champ de vision de Rubin s’étend sur environ 56 années-lumière, tandis que celui de Hubble est d’environ quatre années-lumière. L’attribution des couleurs dans les images varie en fonction des filtres utilisés par les caméras des télescopes. Rubin prend des images à large bande, qui capturent l’ensemble du spectre visible pour afficher les couleurs naturelles rouge, vert et bleu. Pour cette image, Hubble a capturé des images à bande étroite d’éléments chimiques spécifiques. Le soufre, l’hydrogène et l’oxygène ont été respectivement associés aux couleurs rouge, verte et bleue pour créer cette image composite. © Nasa, ESA, STScI. Traitement d’image : J. DePasquale (STScI)

trifide hubble NASA, ESA, STScI
Cette image rapprochée de la nébuleuse Trifide (Messier 20 ou M20), capturée par la caméra grand champ 3 (WFC3) du télescope spatial Hubble (Nasa-ESA), présente des flèches cardinales, une échelle et une légende des couleurs. Un jet de plasma éjecté par une jeune protoétoile enfouie dans la poussière brune, Herbig-Haro 399 (HH 399), est indiqué, ainsi que son probable contre-jet. Les flèches cardinales nord et est indiquent l’orientation de l’image dans le ciel. Notez que le rapport entre le nord et l’est dans le ciel (vu d’en bas) est inversé par rapport aux flèches directionnelles sur une carte terrestre (vue d’en haut). En bas à gauche, l’échelle est graduée en années-lumière, soit la distance parcourue par la lumière en une année terrestre (la lumière met un an pour parcourir une distance égale à la longueur de l’échelle). Une année-lumière équivaut à environ 9 460 milliards de kilomètres. En bas, l’échelle est graduée en secondes d’arc, une mesure de distance angulaire dans le ciel. Une seconde d’arc correspond à 1/3600e de degré. Un degré équivaut à 60 minutes d’arc et une minute d’arc à 60 secondes d’arc (la pleine Lune a un diamètre angulaire d’environ 30 minutes d’arc). La taille réelle d’un objet occupant une seconde d’arc dans le ciel dépend de sa distance au télescope. Cette image représente les longueurs d’onde de la lumière visible converties en couleurs. La légende indique les filtres WFC3 utilisés lors de la collecte de la lumière. La couleur associée à chaque nom de filtre correspond à la couleur de la lumière visible qui le traverse. © Nasa, ESA, STScI

Comparez deux observations d’une portion de la nébuleuse Trifide réalisées par Hubble : l’une en 2026 avec la caméra grand champ 3 (WFCC3) actuelle du télescope, et l’autre en 1997 avec un instrument plus ancien (la caméra grand champ et planétaire 2, WFPC2). Ce portrait de la formation stellaire met en lumière Herbig-Haro 399, un jet de plasma éjecté périodiquement par une étoile en formation active, produisant la longue ligne sinueuse pointant vers le haut à gauche. Les 29 années séparant ces observations montrent l’expansion du jet. Son contre-jet se situe au sein de la poussière brun foncé et apparaît sous forme de lignes orange et rouges irrégulières là où un V naturel se dessine dans cette poussière. D’autres changements sont visibles en bas à droite, notamment la ligne oblique ondulée qui commence en orange vif et se termine en rouge flamboyant. La plus récente observation montre qu’elle s’est étendue vers la droite. Les étoiles plus roses de la scène semblent également scintiller ou bouger. Ceci est dû au fait que la position des étoiles se modifie légèrement par rapport à notre ligne de visée, au fil des décennies. Ce phénomène est appelé mouvement propre. © Nasa, ESA, STScI, J. DePasquale (STScI)

Le communiqué de la Nasa-ESA explique également que « l’année dernière, Hubble a permis de découvrir des vestiges de la formation des premières galaxies, une galaxie si faible qu’elle est presque invisible, et des anomalies cosmiques inconnues, mises en évidence grâce à l’intelligence artificielle. Des chercheurs ont observé pour la première fois la collision d’astéroïdes dans un autre système stellaire, tandis que dans notre propre Système solaire, Hubble a fortuitement capturé la désintégration d’une comète. La prédiction, longtemps admise, selon laquelle notre galaxie, la Voie lactée, entrera en collision avec Andromède dans un avenir lointain a été remise en question par une nouvelle étude, utilisant les données de Hubble et du satellite Gaia de l’ESA. Hubble a également suivi la comète interstellaire 3I/ATLAS, apparue de manière inattendue dans le Système solaire l’année dernière, contribuant ainsi à une estimation rapide de sa taille ».

Cet épisode de Space Sparks met en lumière les découvertes scientifiques publiées tout au long des 36 années de fonctionnement du télescope Hubble. © Nasa, ESA, STScI, N. Bartmann (ESA/Hubble), M. Zamani (ESA/Hubble), D. Bodewits (Auburn), J. DePasquale (STScI), B. Balick (University of Washington), G. Anand (STScI), and A. Benitez-Llambay (Univ. of Milan-Bicocca), D. O’Ryan, P. Gómez (European Space Agency), R. Crawford (STScI), D. Li (Utoronto), W. Blair (JHU)


Source:

www.futura-sciences.com

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