Historien de formation, diplomate de profession, le ministre de l’intérieur belge participe, lundi à Paris, à la sixième édition des rencontres de la Coalition européenne contre le crime organisé. L’occasion d’insister sur « l’échange de bonnes pratiques, qui fonctionnent, et celles qui ne donnent pas forcément les résultats attendus », mais également de faire le point sur la situation en Belgique, secouée à l’été 2025 par une vague de fusillades sur fond de trafic de stupéfiants, et théâtre d’actes antisémites depuis le début de l’année.
Où en est-on dans l’identification des réseaux qui ont participé aux fusillades de l’été 2025 ? La DZ Mafia, qui défraie la chronique en France, est-elle désormais clairement implantée en Belgique ?
Sans conteste. On le voit dans des flux de personnes, y compris de la Belgique vers Marseille. Cette mafia marseillaise est active et elle n’est pas la seule. La lutte contre le crime organisé est compliquée parce que l’on est face à des gens qui ont beaucoup d’argent et un business model extrêmement agile et souple. L’avantage compétitif des trafiquants, c’est qu’ils n’ont pas de scrupules et nous, bien entendu, nous devons garder une approche très scrupuleuse de cette question. Est-ce que c’est une guerre que nous gagnerons ? En tout cas, nous ne pouvons pas la perdre. Donc il faut mener toutes les batailles, et le faire ensemble.
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Source:
www.lemonde.fr





