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Agnès Lassalle : le procès de l’adolescent accusé s’ouvre, la douleur toujours vive pour son compagnon


Publié le 20/04/2026 15:16

Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

Quelques pas de danse devant le cercueil d’Agnès Lassalle, poignardée en plein cours en 2023. Son compagnon, Stéphane Voirin, s’apprête à affronter le procès de l’adolescent accusé. Entre quête de justice et douleur intime, il espère enfin des réponses.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Quelques pas de danse esquissés devant le cercueil de la femme qu’il aimait. Agnès Lassalle, professeur d’espagnol poignardée en plein cours par un élève. Ce jour-là, Stéphane Voirin émeut toute la France. Un hommage personnel qu’il se remémore aujourd’hui : « C’est le meilleur message d’amour que je pouvais donner à Agnès. On avait décidé de se marier six jours avant. Qu’est-ce que je pouvais faire ? »

Le 21 avril et pendant quatre jours, la cour d’assises des mineurs jugera l’auteur présumé de l’assassinat de sa compagne. Le 22 février 2023, Agnès Lassalle entame sa deuxième heure de cours dans un lycée privé de Saint-Jean-de-Luz quand un élève de 16 ans se lève et lui assène un coup de couteau mortel. Pour affronter le procès, Stéphane Voirin compte porter chaque jour un T-shirt sur lequel s’affiche le visage de sa compagne. L’homme, en quête de vérité, a relu des dizaines de fois le dossier d’instruction comme il confie : « J’espère seulement voir le prévenu afin que, pour une fois, il fasse face à ses responsabilités. La reconnaissance d’un geste au moins, la reconnaissance de ce geste horrible. »

La justice va devoir essayer de comprendre l’acte de l’adolescent. Sa santé mentale sera au cœur des débats. Depuis les faits, Stéphane Voirin n’a reçu aucune lettre du suspect ou de sa famille, l’empêchant d’envisager de pardonner. « Le pardon est au bout d’une longue route tortueuse et difficile sur laquelle, pour l’instant, ils ne se sont même pas engagés. Donc le pardon, ce n’est pas l’objet du procès. Le procès, c’est faire vraiment justice », souligne Stéphane Voirin.

Après le procès, il se l’est juré. Il veut profiter de la vie et en profiter pour eux.


Source:

www.franceinfo.fr

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