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Maisons fissurées : le casse-tête des indemnisations


Publié le 25/03/2026 16:26



Mis à jour le 25/03/2026 17:43

Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

C’est un fléau qui concerne 12 millions de maisons en France. Les fissures apparaissent après les épisodes de sécheresse et d’inondations. Le phénomène est même devenu le deuxième risque naturel le plus indemnisé. Problème : l’assurance ne se déclenche que si ces fissures résultent d’une catastrophe naturelle.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

À Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), en région parisienne, Anaïs Gascon montre une des dernières fissures de sa maison. « Elle est apparue il y a deux ans. Je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose », indique-t-elle. Anaïs Gascon a déjà fait venir un expert d’assurance, mais à ce moment-là, pas d’arrêté sécheresse sur la commune, alors rien n’a été pris en charge. « Je fais des travaux, le problème existe et je pense qu’il va rester, il ne va pas forcément s’améliorer », déplore-t-elle. Elle a tout de même refait son mur mitoyen assez récemment, mais les fissures reviennent déjà.

Dans le quartier, une vingtaine de maisons au moins est concernée par ce phénomène de fissures appelé RGA, retrait-gonflement d’argile. La terre se contracte lors de successions de sécheresses et se gonfle lors d’épisodes plus humides.

Michel Frediani, le voisin, est lui aussi concerné. Il ne peut pas se permettre des travaux de grande ampleur. « Les solutions envisagées par l’expert étaient tellement onéreuses que lui-même nous a avoué : ‘Moi, à votre place, je ne ferais rien, parce que là, vous allez sur des sommes phénoménales’ », assure-t-il.

Ce problème de retrait-gonflement d’argile augmente en France. Il est l’une des conséquences du réchauffement climatique. Douze millions de maisons sont exposées. Un coût de plus en plus élevé pour les assurances quand elles prennent en charge ce sinistre. « Sur les 30 dernières années, le RGA a coûté environ 14 milliards d’euros. Sur les 30 prochaines années, ça pourrait coûter jusqu’à 43 milliards d’euros, c’est-à-dire trois fois plus », assure Florence Lustman, présidente de France Assureurs. Aujourd’hui, les assurances financent donc des tests sur de nouvelles techniques pour améliorer la résistance des habitations.


Source:

www.franceinfo.fr

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