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Les actes de vandalisme toujours plus nombreux contre les radars


Publié le 25/04/2026 21:06

Temps de lecture : 2min – vidéo : 3min

Sur près de 5 000 radars installés en France, 15% ne seraient plus en état de fonctionner. Illustration de ce phénomène, une gendarmerie des Bouches-du-Rhône vient de lancer un appel à témoins après plusieurs incendies volontaires.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Depuis deux mois, un radar à Meyrargues (Bouches-du-Rhône) ne relève plus aucune infraction, entièrement calciné au bord d’une route départementale. Il a été incendié volontairement de nuit à deux reprises, la dernière il y a dix jours. Dix kilomètres plus loin, un autre radar a subi le même sort, presque aux mêmes dates, avec un mode opératoire identique : des morceaux de bois et un chiffon disposés autour du poteau, avant d’y mettre le feu.

Dans le nord des Bouches-du-Rhône, les habitants des communes concernées s’interrogent sur ces incendies en série. « C’est une épidémie sur Meyrargues, ils sont remis en route et le soir même ils sont déjà brûlés », observe une femme. « Je trouve que c’est de toute façon, que le nombre de radars est excessif, et qu’ils sont souvent positionnés dans des endroits où on a l’impression qu’ils veulent faire du chiffre. Et c’est peut-être pour ça, d’ailleurs, qu’ils sont occultés ou brûlés », avance un homme.

La gendarmerie mène l’enquête, et a lancé un appel à témoins. Sur les réseaux sociaux, certains diffusent les attaques contre ces équipements, comme dans le Sud-Ouest durant l’été 2025, mais aussi à Marseille (Bouches-du-Rhône). On voit sur des images un homme déposer une bombe artisanale au pied d’un radar.

Ces actes de vandalisme impactent la sécurité routière, selon les gendarmes. « Ça pose effectivement un problème. Les études françaises ou européennes montrent que l’emplacement des radars a modifié le comportement des automobilistes ou des motocyclistes, ou autres, sur ces portions où ces radars ont été disposés », explique le commandant Arnaud Boque-Lazdinis, de la gendarmerie du Vaucluse.

Dans le Var, deux affaires ont été résolues aux cours des derniers mois. À la Roquebrussane en octobre 2025, un homme de 78 ans, interpellé en train de dégrader un radar, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et 600 euros d’amende. Début mars, près de Hyères, un homme de 27 ans qui a été arrêté. Il a écopé d’une amende de 500 euros et devra verser 5 000 euros pour frais de réparation.

Car ces dégradations ont un coût : entre 20 et 40 millions d’euros par an pour remplacer tous les radars hors service. « C’est autant d’argent qui ne va pas à la sécurité routière ou aux changements d’infrastructures, à l’amélioration des infrastructures, pour la sécurité routière, donc pour épargner des vies. Donc, quelque part, c’est une double peine. Ce n’est pas embêter le gouvernement, c’est mettre en danger la vie des autres », rappelle Jean-Yves Lamant, le président de la Ligue contre la violence routière. En France, sur les 4 700 radars fixes installés sur le territoire, environ 15 % ne sont pas en état de fonctionner.


Source:

www.franceinfo.fr

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